Les propriétaires recevront désormais un avis
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C’est ce qui est arrivé à Émilie Nguyen, le 22 mai. Elle n’a compris ce qui s’était passé qu’en lisant une lettre ouverte publiée dans Le Devoir, le 27 juin. La jeune femme croyait que sa bicyclette avait été volée, au coin de la rue Berri et de l’avenue Laurier, comme c’est souvent le cas à Montréal.
« Ça fait quatre ans que j’installe mon vélo à ce poteau, parce que les supports prévus à cet effet sont toujours pleins. Je ne comprends pas qu’il n’y ait pas de pancarte pour nous prévenir qu’il est interdit de le faire. J’aurais aimé avoir un avertissement écrit avant qu’on sectionne mon cadenas et saisisse mon vélo. Je croyais me l’être fait voler, alors je m’en suis racheté un autre entre temps », souligne Mme Nguyen.
L’aventure lui aura coûté près de 400 $, en incluant les 177 $ d’amende, ainsi que le coût d’une nouvelle bécane.
Plus de 47 citoyens ont vu leur vélo saisi de la sorte en mai. Le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, a expliqué lors, de la séance du conseil d’arrondissement du 7 juillet, que les deux bicyclettes concernées avaient été saisies parce que l’une gênait un arrêt d’autobus et celle de Mme Nguyen dérangeait la traverse piétonne. Il a par la suite souligné qu’il y aurait une tolérance quant aux vélos attachés au mobilier urbain, sauf s’ils sont sur les saillies verdies, attachés à un jeune arbre ou s’ils gênent la circulation piétonne. M. Ferrandez a aussi mentionné que les cyclistes recevront désormais un avis pour leur préciser l’endroit où a été déplacé leur vélo.
« Je ne comprends pas pourquoi, lors de cette journée précise, il dérangeait la traverse et pas les quatre années précédentes. Qu’on empêche les gens de mettre leur vélo sur les saillies et les arbres, je comprends complètement; mais sur un poteau, je ne vois pas où est le problème », continue Mme Nguyen.
Pas dans mes saillies!
En plus des vélos, les poubelles seront interdites sur les saillies verdies ou contre les arbres. Les élus ont voté cette motion le 7 juillet dernier.
« Nous investissons beaucoup d’argent pour le verdissement et les déchets nuisent beaucoup à la vitalité de nos plantations. La moindre des choses, c’est de demander aux citoyens de faire un effort pour laisser une chance aux plantes », indique le maire Ferrandez.