Cri du cœur du CPE Lafontaine
catherine.bouchard@tc.tc
D’importants travaux de sous-œuvre ont été effectués en 2006, puisque l’édifice patrimonial où le CPE Lafontaine est situé était instable. La cour extérieure a alors été endommagée dans le cadre des travaux. Elle n’a depuis, jamais été réaménagée par le propriétaire, la Société québécoise des infrastructures (SQI). Du sable fait office de sol pour l’instant, avec tous les inconvénients que ce type de recouvrement génère.
Des travaux de réfection des fenêtres et de leur cadre étaient prévus, puisqu’elles avaient été endommagées par les mouvements du bâtiment. Actuellement, leur manque d’isolation génère des coûts astronomiques en terme d’électricité, selon les intervenants du CPE.
La garderie croit ne pas pouvoir assurer convenablement la santé et la sécurité des enfants dans ce contexte.
« On doit veiller à la sécurité des enfants, mais c’est difficile, parce que tous les modules de jeux sont fixés de façon temporaire. On ne peut pas sortir dans la cour l’hiver, mais c’est important que les enfants sortent régulièrement dehors pour leur santé. Dans le secteur, nous n’avons pas vraiment d’endroit sécuritaire où les amener. En été, le fait de ne pas pouvoir ouvrir plusieurs fenêtres, ça devient étouffant », souligne l’éducatrice à l’enfance, employé depuis 1999 de l’endroit, Lyne Quirion.
La directrice, Josée Lalonde, assure avoir été collaboratrice depuis le début. La goutte qui a fait déborder le vase pour l’éducatrice, c’est la demande de la SQI d’une participation financière à hauteur de 180 000 $ du CPE.
« Ça a été reporté en 2008, puis ç’a été suspendu pour des raisons administratives. Cette année, tout allait bien jusqu’à la fin avril. On nous a alors dit que le projet ne serait complété qu’au printemps 2015, puisque ça leur apparaissait plus réaliste. Assez, c’est assez! Nous voulons que notre cour soit complétée selon l’échéancier initial, soit novembre 2014. Qu’ils coupent la bureaucratie et accélèrent le processus », souligne la directrice générale du CPE, Josée Lalonde.
La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, donne son appui et interpelle le ministre responsable de la SQI, Martin Coiteux.
« J’ai peur que ce projet-là arrête et que d’autres projets soient réalisés avec l’argent qui lui était alloué. Ce n’est pas une grosse somme en plus, on parle de moins d’un million. Je vais le porter à l’attention de M. Coiteux, parce que quand l’appareil administratif bloque, c’est notre travail de député de faire le pont pour que ça avance », indique Mme Massé.
L’élue était agréable surprise par la présence de quelques parents, lors des heures de bureau, pendant le lancement officiel de la campagne par le CPE, le 27 juin.