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Sécuriser les alentours de Saint-Pierre-Claver

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Chaque jour, des centaines d’écoliers circulent aux abords du boulevard Saint-Joseph et de l’avenue De Lorimier – deux rues où le flot d’automobiles est particulièrement dense – pour se rendre à l’école Saint-Pierre-Claver. Une situation qui inquiète les parents du quartier, qui demandent à ce que des actions concrètes soient prises par l’arrondissement pour assurer la sécurité de leur progéniture.

Une dizaine de parents engagés dans le comité-sécurité de l’école en question, se sont présentés à la dernière séance du conseil d’arrondissement pour dénoncer le fait qu’aucune mesure d’apaisement de la circulation n’a été implantée autour de l’établissement scolaire, malgré les demandes répétées de la population.

Pourtant, le rapport réalisé dans le cadre du projet Quartier vert actif et en santé (QVAS), paru en 2011, avait identifié l’intersection Saint-Joseph / De Lorimier comme étant « un lieu d’intervention prioritaire ». L’organisme Vélo Québec a également émis des recommandations pour ce secteur problématique et une pétition signée par les résidents du secteur a été déposée à l’arrondissement, il y a quelques années.

« La sécurité est très déficiente autour de l’école. Les voitures circulent très rapidement sur De Lorimier, avenue sur laquelle donnent la cour d’école et la porte du service de garde. Le trottoir y est très étroit et souvent encombré de mobilier urbain. Il n’y a pas de zone tampon entre les voitures qui roulent à toute vitesse et les enfants. C’est une situation stressante pour les parents », a plaidé Marianne Giguère, une mère qui a pris la parole, au nom du comité, lors de la dernière séance du conseil.

Elle a insisté sur le fait que « beaucoup de choses ont été faites » autour d’autres établissements scolaires de l’arrondissement, mais que l’école Saint-Pierre-Claver était laissée pour compte.

« On comprend que l’on ne peut pas jouer sur la vitesse sur les artères, mais on demande à ce qu’il y ait des changements, comme de la signalisation, des feux de signalisation ou des changements de direction. Ce sont des choses très simples qui pourraient grandement améliorer la sécurité des gens. Le plan QVAS a été déposé il y a plus d’un an et on attend toujours. Rien n’a été fait », déplore la citoyenne.

Pistes de solutions

Le groupe a déposé un document dans lequel il résume la problématique et propose des pistes de solution. Il suggère notamment d’installer des feux clignotants pour les traverses de piétons, des photos radars ou des indicateurs de vitesse, d’élargir les trottoirs et d’y installer de barrières vertes ou traditionnelles pour les délimiter, ou encore de changer le sens de la rue Des Érables, entre le boulevard Saint-Joseph et la rue Gilford, pour y aménager un débarcadère d’autobus.

« On veut des engagements formels », a indiqué Mme Giguère.

À cela, le maire de l’arrondissement, Luc Ferrandez, a indiqué que les solutions proposées seraient étudiées, afin de pouvoir leur donner des « attentes raisonnables » et a qualifié ce projet de « beau défi ».

Pour sa part, la conseillère Josée Duplessis a indiqué que la Ville-centre venait de reconnaître le projet de QVAS dans le Plateau, et que cette reconnaissance viendra avec une enveloppe pour implanter de nouvelles mesures.

« Par contre, on ignore quels seront les projets priorisés, mais l’apaisement du boulevard Saint-Joseph, entre Fullum et l’école en faisait partie », a-t-elle indiqué.

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