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Le nouveau visage de la pauvreté

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
À l’approche du temps des Fêtes, les initiatives d’entraide se multiplient. Guignolée, paniers de Noël, Magasins-Partage, les gens sont sollicités de toutes parts pour faire des dons. Mais à qui s’adresse cette aide? Longtemps associée exclusivement aux aînés isolés, l’image de la pauvreté est en train de changer.

Dans l’est du Plateau, la pauvreté n’est pas toujours visible, mais elle est bien présente, font valoir Manuela Pedroso, directrice du Centre d’entraide à la famille, Marie-Josée Avon, directrice du Centre du Plateau et Fulvia Spadari, coordonnatrice de la Corporation de développement communautaire Action solidarité Grand Plateau (CDC ASGP), en s’appuyant sur une étude de caractérisation du Plateau Est, réalisée en 2009.

« On compte 32 000 personnes vivant sous le seuil de faible revenu sur l’ensemble du Plateau. La pauvreté, ce n’est pas souvent associé au Plateau, pourtant, c’est une réalité qu’une partie de la population vit au quotidien », indique Mme Spadari.

Si les personnes âgées et les femmes monoparentales sont particulièrement vulnérables financièrement, on remarque, depuis quelque temps, une nouvelle tendance qui se dessine.

« Pour ma part, je constate qu’il y a de plus en plus d’hommes seuls en âge de travailler, soit entre 30 et 50 ans, qui fréquentent notre banque alimentaire, ajoute Mme Pedroso. On en compte entre 48 et 50, chaque semaine. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de ressources qui leur sont destinées. Ça m’étonne à chaque fois. »

Un des plus grands défis pour les organismes communautaires est de réussir à les rejoindre, afin qu’ils ne tombent pas dans les craques du système. Pour ce faire, il faut « rajeunir » les services offerts, estime Mme Avon.

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