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Quand l'espoir renaît

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Pour passer au travers de la maladie, Martine Deblois a choisi d’être davantage à l’écoute de ses besoins. Pour ce faire, elle a mis sa vie sans dessus-dessous.

Celle qui occupait un poste de scénariste jeunesse a tout quitté pour devenir éducatrice en milieu scolaire. Elle s’est dit que si elle ne pouvait pas avoir d’enfants, elle s’en rapprocherait en exerçant un métier où elle les côtoieraient au quotidien. Ce changement de carrière lui a aussi permis de diminuer son niveau de stress et son nombre d’heures de travail. De cette manière, elle avait davantage de temps à consacrer à sa santé.

Même chose du côté de son entourage; elle a choisi d’éloigner tout ce qui nuisait à sa guérison.

«Je devais me choisir moi. Voir ce qui me faisait du bien. Dans ce processus-là, il y avait des gens qui étaient prêts à m’accompagner, mais je n’étais pas certaine que ce qu’ils me proposaient répondait à mes besoins. J’ai donc gentiment refusé leur offre et ils m’ont apporté d’autres choses, autrement.

« J’étais fatiguée, j’étais vraiment en mode survie. Je focalisais sur ce que je devais faire pour guérir, je n’avais pas beaucoup de temps pour mes amis et ma famille. Ma sœur venait me porter des pots de sauce à spaghetti, même si je sais que cuisiner, ce n’est pas son dada. Elle restait 15 minutes, car elle savait que j’étais épuisée. Mon père, quant à lui, essayait de trouver les meilleurs médecins », relate-t-elle, indiquant qu’elle a toujours senti l’appui de ses proches.

Une percée de soleil

Sa relation avec son ancien conjoint n’a pas tenu le coup. Toujours désireuse de fonder une famille, Mme Deblois a entamé le processus d’adoption, seule. Toutefois, la vie lui réservait une belle surprise.

Après avoir appris qu’elle était atteinte du cancer et avoir traversé une rupture amoureuse, la jeune femme s’est entichée de son voisin. Ils se sont fréquentés pendant quelque temps et ce qui devait arriver, arriva. Neuf mois plus tard, elle donnait naissance à une petite fille.

Pour mener à terme cette grossesse, la femme a mis son traitement d’hormonothérapie sur pause et a été suivie par des spécialistes de l’hôpital Sainte-Justine.

« Je voulais vivre une grossesse sereine. Tout ce que je vivais, le bébé le ressentait. Oui, j’avais des inquiétudes, mais je les ai mises en veilleuse pendant ce temps là. J’ai décidé d’en profiter et de faire confiance en la vie. À un certain moment donné, le médecin voulait me provoquer, à cause de symptômes qui auraient peut-être pu être reliés à une rechute, mais je voulais terminer ma grossesse, ce que j’ai fait. Finalement, tous les symptômes sont disparus et les tests ont été concluants », soutient-elle.

Cette parenthèse dans sa maladie a été une période fantastique pour la jeune maman, qui ne s’est pas gênée pour allaiter son bébé, désormais âgé de 21 mois. Quant à son voisin, eh bien, il est toujours son voisin!

« On n’est pas un couple, mais on est une famille », dit celle qui a finalement réalisé son rêve.

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