Mercier & Anjou
15:45 7 janvier 2020 | mise à jour le: 7 janvier 2020 à 15:45 temps de lecture: 4 minutes

Parlement étudiant du Québec : Un passe-temps politique et social

Parlement étudiant du Québec : Un passe-temps politique et social
Contrairement à ses camarades du PEQ qui étudient plutôt en science politique ou en droit, Anaïs Lépine Lopez s'intéresse à la psychologie et aux études québécoises. Photo : William d'Avignon

L’étudiante universitaire et résidente du Faubourg Contrecoeur Anaïs Lépine Lopez est une habituée des simulations parlementaires pour les jeunes. Pour une deuxième année de suite, la jeune femme a décidé de passer ses vacances d’hiver à l’Assemblée nationale puisqu’elle participait au Parlement étudiant du Québec (PEQ).

Du 2 au 6 janvier dernier, plus de 140 jeunes québécois de 18 à 25 ans ont siégé à la place des élus dans l’enceinte de l’Assemblée nationale à l’occasion de la 34e édition du PEQ. Les caucus des «Bleu.e.s» et des «Rouges» ont présenté six projets de loi, deux budgets et deux projets de livre. À tour de rôle, ils ont formé le gouvernement et l’opposition officielle. 

À 22 ans, Anaïs Lépine Lopez est à sa quatrième simulation parlementaire. Celle qui a déjà participé au Parlement des Jeunes au secondaire et au Forum Étudiant au niveau collégial explique qu’elle a pu ainsi en apprendre beaucoup sur le processus législatif et la vie parlementaire. 

Deux fois plutôt qu’une

L’année dernière, l’étudiante qui poursuit actuellement une majeure en psychologie et une mineure en études québécoises à l’Université McGill avait été nommée Ministre de la condition féminine et de la diversité des genres et orientations sexuelles dans le caucus des «Bleu.e.s». 

Au départ, Anaïs n’avait pas de rôle particulier étant donné qu’elle s’était décidée à participer au PEQ à la dernière minute. Toutefois, à la troisième journée de la simulation parlementaire, alors que son parti prenait le pouvoir comme gouvernement, une participante qui devait prendre ce ministère a dû subitement quitter la simulation pour des raisons médicales

La cheffe de caucus lui a alors demandé de remplacer cette participante et de prendre son rôle, 40 minutes avant l’assermentation. «C’était un défi énorme, car je devais prendre connaissance de tous les enjeux de mon ministère en moins de 24 heures afin d’être prête pour la période de questions, et je devais également préparer une déclaration ministérielle, raconte-t-elle. Malgré mes craintes, j’ai réussi le défi, car cela s’est super bien passé.»

«Je crois que mon domaine d’étude m’apporte une perspective différente des rapports que nous avons tous et toutes entre nous, dans ce rôle de parlementaires. J’aime évaluer la manière dont nous nous comportons en Chambre, mais aussi pendant les commissions parlementaires et quelles stratégies nous employons afin d’arriver à des compromis, à des négociations effectives.»

– Anaïs Lépine Lopez, étudiante en psychologie et participante du PEQ

Cette année, la parlementaire a décidé de rester fidèle aux «Bleu.e.s». Elle devra critiquer un projet de loi présenté par les «Rouges», en plus de faire des discours avant et après la commission. «J’ai une équipe qui m’accompagne en commission parlementaire et nous allons porter des critiques constructives afin que le projet s’améliore et qu’il prenne un peu une essence ‘Bleu.e.’», dit-elle. 

Pour Anaïs Lépine Lopez, les simulations étudiantes sont plus qu’un simple jeu. «C’est une expérience folle où on apprend le processus législatif avec des mordus de politique et où on rencontre des gens incroyables», ajoute-t-elle. Bien que l’étudiante en psychologie n’a pas comme objectif à court ou à moyen terme de faire de la politique, elle n’écarte pas cette option dans un futur plus lointain «si jamais un parti politique correspond à mes valeurs et que je trouve un moyen d’avoir un impact positif dans la communauté à travers la politique.»

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