Mercier & Anjou
17:20 26 janvier 2021 | mise à jour le: 26 janvier 2021 à 17:21 temps de lecture: 4 minutes

Des collèges privés pressent le ministre d’être clair sur la pondération

Des collèges privés pressent le ministre d’être clair sur la pondération
Photo: Josie Desmarais/MétroLes écoles attendent impatiemment le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, au sujet de la pondération des bulletins

Même si le personnel enseignant salue les mesures concernant la vaccination et la baisse de la pondération du premier bulletin de notes, il estime que le gouvernement doit donner rapidement des précisions sur ce dernier point.

Habituellement, les élèves reçoivent trois bulletins durant l’année scolaire. Les deux premières étapes comptaient chacune pour 20% et la troisième pour 60%.

Compte tenu des perturbations enregistrées du fait de la Covid-19 et pour aider les élèves en situation d’échec, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a décidé d’annuler les examens ministériels pour les apprenants de secondaire 4 et 5. Ils ont jusqu’au 5 février pour recevoir leur premier bulletin dont la valeur sera revue à la baisse.

«Si le gouvernement va vers un 40% pour la première étape et un 60% pour la deuxième, je pense que ça pourrait être une formule gagnante», propose Anne-Marie Blais, directrice générale du collège privé Mont-Royal à Tétreaultville dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

Elle aimerait avoir l’avis de chacun de ses enseignants, mais précise que la directive devrait provenir du ministère de l’Éducation et presse ce dernier de réagir.

Aider les élèves faibles

«Les parents ont reçu les bulletins vendredi dernier [le 22 janvier] et pour les élèves de 5e secondaire qui font leur admission au Cégep, ça pourrait avoir une incidence plus importante pour les finissants. Il faudrait que le ministère nous donne cette indication-là rapidement», poursuit Mme Blais.

Frédéric Desjardins, directeur général du collège privé d’Anjou, relève que la baisse de la pondération est une demande que le corps enseignant faisait au ministre de l’Éducation depuis longtemps et se réjouit que l’appel ait été entendu.

Selon lui, la décision va permettre aux élèves qui n’ont pas eu de bonnes notes à la première étape à cause de l’enseignement hybride avec une journée à la maison et une journée à l’école, de rattraper leur retard avec le deuxième bulletin. Le problème qu’il soulève lui aussi est que le taux de pondération demeurait inconnu et se faisait toujours attendre au moment où nous écrivions ces lignes.

M. Desjardins fait observer que la baisse de valeur du premier bulletin ne va pas désavantager les autres jeunes. «Pour les élèves pour qui ça a bien été, il n’y a pas de raison pour que ça change au 2e bulletin. Ils ne seront pas pénalisés parce que ça va bien aller au 2e bulletin aussi», assure-t-il.

«Pas de décrochage»

Les deux collèges privés ne remarquent pas que la pandémie ait entraîné un décrochage scolaire parmi leurs élèves. Mme Blais déclare être consciente du risque et dit que tous les efforts sont mis en place pour s’assurer de maintenir les adolescents actifs et intéressés.

«On n’a pas senti d’effet direct du décrochage, ce qu’on sent par contre est qu’il peut y avoir une baisse de motivation pour certains», a-t-elle admis.

M. Desjardins avance pour sa part que l’enseignement hybride s’est bien déroulé dans son établissement. «Nos élèves étaient équipés et ont tous un iPad. Au niveau de la gestion des outils, ça a bien été, ils ont eu moins de retard que dans d’autres écoles où les élèves n’étaient pas bien outillés», a-t-il résumé.

Il déplore toutefois que les élèves ne fassent que présentement des cours et qu’il souhaite vivement les voir reprendre les activités parascolaires à la prochaine rentrée. «Ça fait partie de l’ADN de notre école d’avoir des activités que l’élève puisse vivre ses passions, se surpasser que ce soit au niveau artistique, au niveau sportif», a-t-il répété.

À part la baisse de la pondération, le milieu scolaire privé accueille favorablement l’annonce du gouvernement faisant aussi des enseignants et des éducatrices des services de garde des gens prioritaires pour la vaccination contre la Covid-19.

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