Mercier & Anjou
18:37 12 mars 2021 | mise à jour le: 12 mars 2021 à 18:37 temps de lecture: 3 minutes

Mercier-Hochelaga-Maisonneuve souligne la contribution des femmes

Mercier-Hochelaga-Maisonneuve souligne la contribution des femmes
Photo: Josie Desmarais/MétroKarine Boivin-Roy

C’est à un vibrant plaidoyer que se sont livrées les conseillères municipales de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve en faveur des femmes le 8 mars lors de la séance du conseil coïncidant avec la Journée internationale des droits des femmes.

Karine Boivin-Roy, conseillère du district de Louis-Riel, a souligné l’importance de cette célébration et a relevé qu’elle vise à  reconnaître le rôle indispensable des femmes dans nos communautés et à l’échelle mondiale. Elle s’est félicitée des avancées obtenues sur les plans politique, économique, social et culturel et a cité le droit de vote des femmes.

Elle a indiqué que la contribution de ces dernières est d’autant plus essentielle que, particulièrement depuis la pandémie, elles demeurent incontournables. «Les femmes étaient davantage dans le réseau des travailleurs de la santé et je pense que sans leur contribution, je ne sais pas exactement où on serait aujourd’hui. Mes remerciements à cet effet-là», a réitéré Mme Boivin-Roy.

Elle n’a pas manqué, entre autres, de dénoncer les inégalités salariales dont sont encore victimes les femmes et de préciser qu’elles sont plus nombreuses à perdre leur emploi que les hommes. Dans le monde, elles gagnent 23% de moins que les hommes, s’est offusquée la conseillère, qui a invité à ne pas lâcher prise car «il y a encore beaucoup à faire pour obtenir l’équité.»

Suzie Miron

Suzie Miron, conseillère de Tétreaultville, a dénoncé les violences faites aux femmes en rappelant qu’au Québec, il y a en moyenne 10 homicides conjugaux par année et, que malheureusement, ce sont surtout les femmes qui en sont victimes. Rien qu’en 2021, cinq femmes ont déjà été tuées et elle les a toutes nommées avant de demander d’avoir une pensée pour elles.

Mme Miron a répété que la violence conjugale s’est accrue avec la pandémie. Du fait du confinement, les femmes et leurs enfants vivent plus de sévices de la part de leurs bourreaux. Le couvre-feu augmente leur isolement, note la conseillère.

«Malgré le couvre-feu, il n’est pas interdit de fuir la maison si vous vous sentez en danger», a-t-elle lancé, tout en indiquant les ressources disponibles dans l’arrondissement telles que le centre Info-Femmes et La Marie Debout. Sur l’Île de Montréal, elle a noté la présence de SOS Violence conjugale.

Pour terminer, Mme Miron a exhorté à la solidarité, présentée comme une valeur qui lui est chère. «Nous sommes plus fortes quand nous agissons tout le monde ensemble, solidaires et bienveillantes», a-t-elle fait valoir,  invitant à une solidarité féminine.

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