Mercier & Anjou

Trois panneaux, trois clés de l’histoire du quartier

Un résident lisant le panneau d'interprétation de l'Atelier d'histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve installé au parc Félix-Leclerc, dans Mercier-Ouest. Photo: Frédéric Hountondji/Métro Média

On peut en apprendre davantage sur le quartier Louis-Riel et ses grands parcs grâce à trois panneaux d’interprétation installés par l’Atelier d’histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Les panneaux sont implantés aux parcs de l’Ancienne-Pépinière, Louis-Riel et Félix-Leclerc. «On voulait offrir un petit peu de culture dans le secteur Louis-Riel qui est un désert culturel», déclare William Gaudry, directeur de l’Atelier d’histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Le premier panneau installé au parc de l’Ancienne-Pépinière explique le développement de la pépinière municipale. Il apprend aux visiteurs que les arbres plantés à Montréal dans les cinq premières années de 1960 provenaient de Mercier, plus précisément de Louis-Riel. En 1965, la pépinière municipale a été transférée à Terrebonne.

Le deuxième panneau d’interprétation situé dans le parc Louis-Riel présente l’évolution du quartier et passe en revue les premiers projets domiciliaires qui y ont vu le jour. Il évoque aussi la réorganisation de la pépinière municipale.

De gigantesque dépotoir au majestueux parc

Quant au panneau installé au parc Félix-Leclerc, il rappelle notamment que ce dernier était à l’origine un dépotoir. «Pour le parc Félix-Leclerc, c’est vraiment un ouvrage de transformation massive et intégrale du parc, qui a servi de dépotoir à neige après que le trou était rempli d’ordures», décrit M. Gaudry.

Il déclare que les résidents réservent un accueil favorable au projet d’installation des panneaux. Dans les parcs concernés, Métro a approché quelques résidents pour savoir ce qu’ils pensaient de l’initiative de l’Atelier d’histoire MHM.

Edouardo Rosario a arrêté son vélo pour lire attentivement pendant quelques minutes le panneau implanté au parc Félix-Leclerc.

Les résidents apprécient

«Ça fait dix ans que j’habite ici, je viens souvent dans le parc et je ne connaissais pas en détail l’histoire de ce parc qui était un dépotoir. C’est bon à savoir», a-t-il déclaré.

«C’est bien pour ceux qui se promènent dans le parc, ils apprennent ainsi des choses. Il faut qu’il y ait plus de panneaux, deux ou trois, dispersés dans le parc parce que tout le monde ne passe pas par le même chemin», suggère Hélène Fontaine.

L’organisme avait déjà implanté trois autres panneaux dans le secteur de Maisonneuve et une douzaine à la Promenade Bellerive à Mercier-Est. Ceux de Bellerive installés en 2008 seront renouvelés l’année prochaine, a laissé entendre M. Gaudry.

Articles récents du même sujet