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Ray-Mont Logistiques: Gabriel Nadeau-Dubois rencontre les opposants

Les élus de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois et Alexandre Leduc, sont allés à la rencontre des membres du groupe Mobilisation 6600 Parc-Nature MHM. Photo: Jason Paré, Métro

Vendredi dernier, c’était autour de Gabriel Nadeau-Dubois, accompagné d’Alexandre Leduc, d’aller à la rencontre du groupe Mobilisation 6600 Parc-Nature MHM et de visiter la friche de Viauville.

Les deux élus de Québec solidaire avaient participé à une manifestation contre le projet de plateforme de transbordement de conteneurs Ray-Mont Logistiques plus tôt cet automne. M. Nadeau-Dubois souhaitait cette fois revenir sur les lieux pour prendre le temps de constater l’ampleur du projet, a-t-il dit, et voir «ce que ça implique concrètement pour les gens qui habitent autour». 

«Ça fait longtemps qu’Alexandre Leduc me parle du projet Ray-Mont Logistiques, raconte le porte-parole de Québec solidaire, mais c’est en voyant les lieux et en écoutant les citoyens qu’on voit à quel point c’est un projet qui n’a pas d’allure».

Certains résidents du secteur s’inquiètent de la pollution sonore et visuelle occasionnées par le projet, ainsi que de la potentielle création d’un îlot de chaleur.

On ne devrait plus développer des quartiers de cette manière, «en passant par-dessus les citoyens», ajoute Gabriel Nadeau-Dubois.

«C’est toujours dans les quartiers populaires qu’on fait ça, d’ailleurs», soutient-il.

Selon Cassandre Charbonneau-Jobin, l’une des porte-parole du groupe citoyen Mobilisation 6600 Parc-Nature MHM, les entrepreneurs choisissent ce genre de quartier puisqu’ils s’attendent à moins de «réticence».

«Des gens plus pauvres et moins éduqués n’ont ni l’énergie ni la capacité (d’engager une lutte) ou du moins, le sentiment de pouvoir changer les choses. Il y a une espèce d’impuissance acquise», affirme Mme Charbonneau-Jobin.

On ne ferait pas ce genre de projet dans Westmount.

Gabriel Nadeau-Dubois

Minuit moins une

Si les militants et les militantes ne baissent pas les bras, il est minuit moins une avant la concrétisation du projet. La Ville de Montréal a perdu en cour à deux reprises contre l’entreprise et une partie du terrain a récemment été asphaltée.

Est-ce que les troupes parviennent malgré tout à garder le moral?

«On est tellement convaincus que ce projet est mauvais et qu’il n’a pas de place dans notre quartier qu’on est prêts à aller jusqu’au bout. On est déterminés à ce que ce projet n’ait pas lieu et on va faire ce qu’il faut pour ça», martèle Mme Charbonneau-Jobin.

Elle considère que «la loi n’est pas de leur côté.»

«La loi qui pourrait nous protéger reste à écrire», soutient-elle.

Gabriel Nadeau-Dubois croit que ce dossier pourrait avoir un impact sur les prochaines élections provinciales. Si François Legault ne veut pas être chassé de l’est de Montréal — où se trouvent les deux seuls députés de la Coalition Avenir Québec dans la métropole —, «il doit revoir sa position sur le projet de Ray-Mont Logistiques».

Invitée à réagir, l’entreprise Ray-Mont Logistiques a indiqué qu’elle concentrait ses énergies pour poursuivre son boulot avec le groupe de travail thématique de l’Instance de concertation afin d’élaborer les mesures de cohabitation.

La plateforme de transbordement de conteneurs Ray-Mont Logistiques prévoit recevoir 100 wagons de train par jour et 10 000 conteneurs en permanence sur le site, ce qui implique 150 000 voyages de camions par année. Selon l’entreprise, 200 nouveaux emplois seront créés à terme par ce projet.

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