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Le PQ promet d’accélérer la réfection des écoles vétustes

Lors du point de presse, le chef du PQ était accompagné de sa candidate dans Maurice-Richard, Chantal Jorg. Photo: Jason Paré / Métro

Le Parti québécois (PQ) promet d’ajouter 575 M$ par année au Plan québécois des infrastructures (PQI) afin d’accélérer la réfection des écoles vétustes du Québec. Cela viendrait ajouter 2,3 G$ aux 21,1 G$ déjà prévus dans le PQI.

Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a fait cette annonce le 9 septembre, dans la cour de l’école primaire Notre-Dame-des-Victoires, située dans la circonscription où il se présente, Camille-Laurin.

«Le chef de la CAQ [Coalition avenir Québec] répète depuis années que l’éducation est sa grande priorité. Or, après quatre ans de pouvoir, permettez-moi d’en douter», a déclaré d’entrée de jeu le chef du PQ.

Paul St-Pierre Plamondon soutient qu’au début du mandat de la CAQ, 50% des écoles étaient considérées en mauvais ou en très mauvais état, mais qu’aujourd’hui, cette proportion est passée à 59%.

Rappelant le problème de décrochage scolaire au Québec, le chef du PQ a affirmé que l’une des clés de la réussite scolaire, «c’est d’avoir un environnement qui est sain et attrayant, ainsi que des installations qui donnent envie de se lever le matin et d’aller apprendre».

Si nos écoles sont des lieux qui génèrent de la déprime, on ne peut se surprendre que le décrochage demeure un problème important dans notre société.

Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ

En plus d’une bonification du PQI, le PQ souhaite devancer les travaux dans les écoles pour les réaliser en quatre ans au lieu de dix.

«Vous me direz que c’est beaucoup de sous. Je vous répondrai: regardez ce qu’on est prêt à dépenser pour le troisième lien de la CAQ à Québec, rétorque Paul St-Pierre Plamondon. Nos écoles, ça devrait être la première dépense, la première priorité.»

Pénurie de main-d’œuvre

Interrogé sur le peu de place donné à l’éducation dans la présente campagne électorale – une critique qui a été formulée par différences associations de parents et de directions d’écoles –, Paul St-Pierre Plamondon reconnaît qu’il y a un rattrapage à faire sur cette question.

«Donc, si c’est le point de départ d’un nouveau chapitre de la campagne, tant mieux, mais quand 59% de tes écoles sont en mauvais état ou en très mauvais état, ça devrait être un sujet préoccupant pour l’ensemble de la population, parce que ce sont nos enfants et notre avenir.»

Concernant l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre qui sévit actuellement dans le milieu de l’éducation, le chef du PQ met de l’avant deux propositions.

La première est d’assurer une place en centres de la petite enfance (CPE) pour tous les tout-petits, «ce qui permettra à des dizaines de milliers de parents» de participer au marché du travail. «On a également annoncé un incitatif très important pour les travailleurs expérimentés, une réduction de 15% du taux d’imposition», ajoute Paul St-Pierre Plamondon.

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