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La France, nous voilà

Après Québec et Ontario, le band de théâtre hochelagais, Belzébrute, foulera les planches des scènes françaises; il participera au Festival de théâtre de marionnettes de Charleville-Mézières, du 20 au 29 septembre.

Les cinq acteurs y présenteront leur création Shavirez, le Tsigane des mers. Cette œuvre raconte l’histoire d’un héros de Tsiganie qui lutte pour sa destinée contre un méchant pirate.

« On ne fait pas de théâtre engagé, affirme l’un des fondateurs de Belzébrute, Jocelyn Sioui. On s’approprie la culture populaire, comme les pirates et les mangas. On traite de ce que le public connait très bien et on le met à notre sauce. »

Le festival français est considéré comme La Mecque du théâtre de marionnettes, souligne M. Sioui. Étant un événement bisannuel, le groupe avait manqué sa chance, la dernière fois. Il n’allait pas passer à côté de cette opportunité une deuxième fois.

« J’ai rencontré beaucoup de gens qui y sont allés et ils m’ont donné des conseils, mentionne l’acteur. Ils m’ont dit qu’il fallait jouer souvent et on le fera 12 fois. C’est beaucoup. C’est ce qu’on souhaite, car nous voulions nous faire voir par les diffuseurs. »

Très heureux de pouvoir traverser l’océan pour aller présenter l’une de leur première création, dans le cadre d’un festival connu, le band est encore plus satisfait d’avoir réussi cette étape par lui-même.

« La grande fierté est de sentir que les gens nous appuient, admet-il. Ils nous aiment d’amour. Quand des gens y croient, ils t’ouvrent les portes plus facilement. Le public est notre seule ressource. Ça fait longtemps qu’on en caresse l’idée. C’était notre objectif de départ et si ça ne marche pas, au moins on l’aura fait. »

N’ayant obtenu aucune subvention jusqu’à présent, Belzébrute ne peut compter que sur l’appui du public ainsi qu’au soutien de ses amis et familles pour amasser le montant nécessaire pour participer à cette aventure. En plus d’avoir organisé un spectacle-bénéfice cet été, il récolte aussi les dons des particuliers. Toutefois, il manque encore de l’argent.

« L’argent est un problème, mais il est gérable. Je préfère m’endetter plutôt que d’attendre de faire des sous, déclare M. Sioui. Plus les gens nous aident, moins notre fardeau financier sera grand. Il faut mettre des affiches là-bas et faire de la promotion. On ne peut pas seulement espérer que les spectateurs aillent nous voir. Plus on a de sous, plus on peut faire de la promotion. Il y a de l’argent qu’on met de notre poche. »

À la maison

Belzébrute est né à Hochelaga-Maisonneuve, il y a maintenant huit ans. Ayant présenté leurs différentes créations théâtrales dans de nombreux lieux des provinces québécoise et ontarienne, le band n’a pas encore foulé les planches d’une salle de l’arrondissement Mercier – Hochelaga-Maisonneuve, à la déception de M. Sioui.

« On n’a jamais joué à Hochelaga, déplore-t-il. On est peu connu encore dans le milieu et notre genre peut être quelques fois difficile à vendre. Je comprends que les diffuseurs ont des billets à vendre et ils craignent de ne pas réussir à faire des profits avec le spectacle. Ç’a été le cas avec Manga ¬– une de nos créations en pseudojaponais. On aimerait jouer à Hochelaga. Je voudrais, entre autres, le faire pour le Dr Julien. Je voudrais jouer toujours gratuitement, mais on ne peut pas le faire constamment. »

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