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Mes souvenirs d'enfance de Noël

J’ai grandi en Abitibi avec mes parents, mes quatre frères et ma sœur. La veille de Noël, chaque année, comme toutes les familles du village, on allait à la messe de minuit et ensuite c’était le Réveillon. Chez nous, la tradition était de donner les cadeaux la nuit de Noël, après le Réveillon.

Je me rappelle un Noël où ma sœur, la cadette de la famille, devait avoir environ 4 ans – j’en avais donc 12 -. Les jouets que nous avions reçus en cadeau nous chuchotaient à l’oreille qu’ils ne voulaient pas aller se coucher!

Papa et maman, très patients, ont veillé avec nous, mais moins coriaces que nous, ils ont décidé d’aller s’étendre un peu. Mes frères, ma sœur et moi sommes restés debout jusqu’aux petites heures du matin. Wow! On nous avait permis de rester debout toute la nuit.

De temps en temps, on en retrouvait un endormi sur le divan. Graduellement, tout le monde est allé se coucher. Mais quelle liberté six enfants ont ressentie ce soir-là. Quel Noël! Je m’en souviens encore, 45 ans plus tard.

Aujourd’hui, avec ma propre famille, les traditions ont un peu changé : le 24 on ouvre encore les cadeaux, mais on réveillonne aux sushis. On garde la tourtière et le ragout de boulettes pour le lendemain. Ça, ça n’a pas changé.

Aussi, on fait encore croire aux enfants qu’on entend les pas du père Noël sur le toit. Nos garçons de 26 et 29 ans grommellent chaque fois, mais secrètement, ils adorent ça.

Vive les traditions!

 

-Marjolaine Boutin-Sweet, députée fédérale de Hochelaga

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