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Tout ça pour une chronique…

Je m’enlignais pour un trois jours de congé bien relaxe. Ma Chronique était rédigée, j’avais un lancement d’album, un pay-per-view de lutte, mon premier contrat chez TVA fraichement en poche, et du temps de libre pour laisser mes pensées vagabonder à leur gré. C’était trop compter sur la technologie…

Trois jours plus tôt :

Ma connexion Internet ne répond pas.  J’appelle mon fournisseur qui appelle Bell qui m’appelle pour prendre rendez-vous afin de venir réparer ladite connexion. En attendant, je dois me rendre dans un café afin d’envoyer ma chronique, trois jours d’avance, à Geneviève.  

J’appuie sur l’interrupteur de mon ordinateur pour l’ouvrir, puis vais me commander un chocolat chaud blanc (une merveille pour mes papilles gustatives).  De retour devant mon ordi, il n’a toujours pas démarré. Bizarre.

J’appuie de nouveau sur l’interrupteur puis j’attends. Ça ne prend que quelques secondes avant qu’une partie de mon monde s’écroule. Devant mes yeux, mon écran m’affiche un BSoD. Un blue screen of death. Un écran bleu de la mort.

« Mais de quoi il parle » se demande madame Tremblay, une de mes plus fidèles lectrices. Hé bien voici une rapide et petite définition :

… qui se réfère à l’écran affiché par Windows lorsqu’il est à un point critique d’erreur fatale…

Bref, mon ordinateur vient de rendre l’âme…

Et la mienne pleure un peu…

Sans perdre une minute et sans demander la permission, je m’empare de l’ordinateur du client à mes côtés et j’ouvre simultanément les pages des deux principaux magasins d’électroniques pour me choisir immédiatement un nouvel ordinateur.

Après avoir fait mon choix, et malgré l’heure tardive, j’entre virtuellement en communication avec Pat, un de mes amis,  pour lui faire approuver mon choix. Quand deux minutes après mon courriel je n’ai toujours pas de réponse, je le texte puis deux minutes plus tard, le tweete et deux autres plus tard, le Facebooke.

Quinze minutes plus tard aucune réponse. Il est passé minuit, mais comme il vient d’avoir un bébé, il est habitué de se faire réveiller à des heures pas possibles. J’appelle et lorsqu’il répond je lui soumets, sans lui laisser le temps de placer un mot, un modèle d’ordinateur que je trouve intéressant.

Avec son calme légendaire, et sans reproche concernant mon appel tardif, il me répond qu’il n’aime ni le fabriquant, ni le disque dur, ni l’écran, ni la carte graphique, ni rien de l’ordinateur.  Comme c’est lui le spécialiste, j’ignore ses conseils et je fais à ma tête : je l’achète par carte de crédit et vais aller le chercher le lendemain.

Quand je me lève, il pleut des cordes. Évidemment, j’ai oublié mon parapluie à mon emploi lors de la dernière averse. L’autobus, en retard de dix minutes, déborde de gens mouillés qui sentent le vieux chien trempé. C’est le bonheur. Sans compter les parapluies qui dégouttent sur mes vêtements.

Après une marche de dix minutes entre l’arrêt de bus et le magasin, je crois pouvoir enfin prendre possession de mon ordinateur. Malheureusement, il y a eu une erreur et ce n’est pas le bon modèle qui a été mis de côté. Le commis va donc chercher le bon modèle…

Mais il n’en reste plus. Le dernier vient d’être pris par un couple qui se dirige vers la caisse. Je pique un sprint jusqu’à eux. Finalement, après maints arguments, je les convaincs d’acheter un modèle mieux adapté à leurs besoins. Je ne sais pas pourquoi, mais ils me croient. J’ai donc mon ordinateur entre les mains.   

De retour chez moi, je m’installe et passe les prochaines heures à installer des logiciels, des drivers et des updates nécessaires au bon fonctionnement de la machine. Puis je détruis mon ancien laptop afin de récupérer le disque dur pour transférer mes données sur mon nouvel ami.

Il n’y a pas de service sur le disque dur que vous avez appelé. M-E-R-D-E. Je n’ai de backup de ma chronique… et plus qu’une journée pour en refaire une. J’ai beau chercher, je ne trouve aucun sujet.

Puis c’est l’heure du lancement de l’album de Vicky. Je ne peux pas y aller, j’ai ma chronique à écrire.

Ça suce !

Quoique…

Me voilà de retour du lancement. Bon aller, je débute ma chronique si je veux la finir :

Ce soir c’était le lancement du premier album solo de Vicky Martel…

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