Le 8 mars, une journée à célébrer…
« Il faut nourrir notre mémoire collective pour prendre conscience du chemin parcouru et ne pas oublier que les acquis faits au cours des ans sont sans cesse menacés par les politiques conservatrices du gouvernement Harper », estime Fabienne Mathieu, de La Marie Debout.
Si le féminisme semble être un terme péjoratif pour certaines jeunes filles, il n’en demeure pas moins un mouvement bien présent.
Le « Mouvement RebELLEs » est un mouvement féministe pancanadien qui regroupe les femmes de 18 à 35 ans. Il compte des milliers de membres.
On peut être féministe à tout âge, souligne Julie Trolet, de La Marie Debout. Souvent, les jeunes filles sont plus mobilisées lorsqu’elles deviennent des mères de famille. Elles prennent alors conscience de tout ce que la conciliation travail-famille, le travail domestique, les tâches à la maison et les luttes qui restent à mener pour atteindre une pleine égalité entre les hommes et les femmes comportent.
À La Marie Debout, les intervenantes n’hésitent pas à parler de féminisme. Elles en discutent avec leurs participantes, mais les échanges ne sont pas uniquement axés là-dessus.
« Le féminisme est beaucoup plus large que de descendre dans la rue pour revendiquer. Ici, nous appliquons des valeurs féministes dans nos interventions. Nous travaillons à l’autonomie des femmes. Les participantes sont aux commandes de leur vie et nous sommes là pour leur servir de soutien », indique Agathe Kissel, de La Marie Debout.
Célébration du 8 mars
Lors de la Journée internationale de la femme, l’organisme participera à une célébration qui aura lieu au Pavillon d’éducation communautaire (PEC) Hochelaga-Maisonneuve (1691, boulevard Pie-IX), le 8 mars, à compter de 13 h 30.
À cette occasion, il y aura notamment présentation d’une pièce de théâtre sur le thème de la violence conjugale. L’événement est gratuit et s’adresse à tous. Une dizaine d’organismes communautaires du quartier participeront aux célébrations.
Souhaits des intervenantes de La Marie Debout
Un partage équitable des tâches autant dans la sphère privée que publique.
Vaincre la banalisation de la violence conjugale faite aux femmes.
Porter une attention aux lois en fonction de l’analyse différenciée selon les sexes pour mettre en place des politiques plus égalitaires et moins discriminatoires à l’endroit des femmes.