La maladie hollandaise de l'orme présente dans l'arrondissement
Au cours des prochaines semaines, des opérations similaires pourraient avoir lieu. Le nombre d’ormes abattus pourrait ainsi grimper à huit.
Jean Lapointe, résident du quartier, craint une propagation de la maladie. La situation le préoccupe. Il se questionne sur la volonté de l’arrondissement à combattre la maladie.
Le citoyen a effectué plusieurs signalements auprès des services municipaux. Certains datent de quelques mois déjà. Le temps passe et les arbres malades continuent de côtoyer ceux qui sont en bonne santé. Selon lui, les cas se multiplient.
« Depuis mes plaintes, en juillet et août, j’ai aperçu de nouvelles victimes. Des arbres en santé ne le sont plus à peine trois mois plus tard. En n’agissant pas plus rapidement, notre patrimoine arboricole est en train de se décimer », estime-t-il.
Certains arbres ont été identifiés pour abattage depuis le mois de juillet et ils n’ont toujours pas été coupés. Il aimerait que l’arrondissement agisse plus promptement et avec célérité pour ralentir la progression de la maladie.
Le maire de MHM, Réal Ménard, croit pour sa part que la maladie est contrôlée et que les inspecteurs surveillent la situation de près.
« Le nombre d’arbres abattus est pratiquement le même qu’en 2010, alors qu’il était de 10. Il n’y a pas eu de hausse significative. Les cas de la maladie hollandaise de l’orme, tout comme pour l’agrile du frêne, sont traités prioritairement. »
Il avoue qu’avec deux inspecteurs en poste et huit élagueurs, les ressources sont limitées. Par contre, chaque signalement est rapidement analysé, assure le magistrat, et les employés prennent la décision la plus appropriée. Parfois, cela signifie que l’on tente de prolonger la durée de vie de l’arbre avant de l’abattre.
Cette façon de faire peut semer la confusion et donner l’impression que rien n’est fait. Ce qui n’est pas le cas, répète M. Ménard.
La maladie hollandaise de l’orme est causée par un champignon microscopique transporté par un insecte, le scolyte.
Le champignon se développe dans les vaisseaux conducteurs de la sève, ce qui l’empêche de monter jusqu’à la cime. Les feuilles des branches atteintes flétrissent, se dessèchent, s’enroulent sur elles-mêmes et prennent une couleur jaune ou brune.
Lorsque la cime d’un orme est atteinte à plus de 10 % et que les symptômes ne sont pas circonscrits dans un pourcentage réduit et bien défini de la cime, l’élagage des parties atteintes devient inutile. L’abattage est alors requis pour limiter la prolifération de la maladie, puisqu’il n’existe aucun traitement efficace à titre curatif.