CSDM: Catherine Harel-Bourdon brigue un deuxième mandat
Commissaire depuis 2003 dans Tétreaultville, la présidente sortante de la CSDM espère poursuivre ses dossiers dans un nouveau mandat.
« Tout d’abord, la formation professionnelle des 16-20 ans est un élément important qui est très peu valorisé. Mettre l’emphase sur ce secteur permettrait de motiver une partie des élèves. Ces derniers pourraient faire des stages tout en continuant leurs études secondaires », indique-t-elle. Un point qui la touche personnellement puisque le plus âgé de ses trois enfants vient de commencer une formation pour apprendre le métier de chef cuisinier.
L’aide aux devoirs et la francisation des élèves immigrants sont également deux volets essentiels dans le programme de la candidate.
La fin des commissions scolaires?
Quand on lui parle de l’avenir de l’école, Mme Harel-Bourdon n’est pas du tout pessimiste.
« Je me représente, car je veux voir l’impact de nos actions sur la vie des élèves. Au MÉMO, nous avons des objectifs en terme de réussite scolaire sur les prochaines années », indique la présidente sortante.
Concernant ce qu’il adviendra des commissions scolaires, Mme Harel-Bourdon ne pense pas qu’elles sont amenées à disparaître.
« Je ne vois pas comment les écoles vont pouvoir interagir directement avec le ministère de l’Éducation. Il y a beaucoup de méconnaissance sur le rôle des commissions scolaires et de ses représentants », pense la présidente du MÉMO.
Elle se félicite que le suffrage universel ait été mis en place cette année pour le poste de la présidence.
« Ce changement est un élément important. Au lieu des 21 commissaires qui élisaient le président, là on va avoir un bassin de 600 000 électeurs qui vont pouvoir se prononcer », s’enthousiasme-t-elle.
À propos de la participation généralement faible, l’ancienne représentante de Tétreaultville a bon espoir que les citoyens se mobilisent davantage cette année.
« Les gens que je croise sont inquiets, car ils sont conscients des compressions qui sont faites actuellement. Certains me disent qu’ils ne sont jamais allés voter, mais qu’ils vont se déplacer le 2 novembre, car ils ne veulent pas perdre leurs services », indique la candidate qui espère voir le taux de participation augmenter.