Montréal-Nord

Le ministre de l’Éducation souhaite le maintien des activités au Centre Galileo

Le ministre de l’Éducation souhaite le maintien des activités au Centre Galileo
Photo: Quentin Parisis - Guide Montréal-Nord

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, souhaite que les usagers du Centre Galileo restent dans leurs locaux, alors que la possibilité de les délocaliser a été évoquée pour répondre aux besoins de la Commission Scolaire de la Pointe-de-l’île. Une réunion sur le sujet doit se tenir prochainement.

 

L’avenir du Centre Galileo, qui accompagne des adultes qui souffrent de déficience intellectuelle, d’autisme ou de troubles de l’apprentissage s’est invité à l’Assemblée Nationale du Québec le 11 avril.

Interpellé par la députée de Saint-Laurent et responsable des dossiers d’éducation dans l’opposition, Marwah Rizqy, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a reconnu être « très sensible à la situation que vivraient les 140 jeunes adultes avec des difficultés d’apprentissage, d’adaptation, des handicaps, advenant un transfert ».

Les usagers du Centre Galileo pourraient en effet avoir à suivre leur apprentissage ailleurs, afin de laisser la place aux élèves de la CSPI, qui n’ont pas de locaux pour la prochaine rentrée.

Jean-François Roberge a expliqué vouloir « prendre tous les moyens possibles pour éviter ce transfert » et a assuré qu’il allait « solliciter une rencontre rapidement avec les deux commissions scolaires pour avoir toute l’information détaillée sur le plan qui est prévu ».

La date de la rencontre n’a pas été évoquée et le ministre n’a pas souhaité répondre favorablement à notre demande de précision.

Une situation urgente

Paule Robitaille, la députée de la circonscription Bourrassa-Sauvé, a considéré que « l’oreille attentive du ministre » est un point « très heureux et très positif », car le Centre Galiléo est « un endroit magnifique pour ces jeunes adultes, qui ont une façon d’être en lien avec la communauté et d’intégrer le marché du travail ».

La satisfaction est aussi de mise chez la Présidente de la CSEM, Angela Mancini, qui avait affirmé sa préférence pour le maintien en l’état du Centre Galileo et qui estime que « les commentaires du ministre sont très positifs ».

« Ce qui est certain, c’est qu’il y a un travail à faire et j’attends son appel », a-t-elle poursuivi.

La Présidente de la CSEM a rappelé que des consultations étaient en cours au Centre Galileo, mais aussi dans les différentes écoles susceptibles d’accueillir des élèves de la CSPI. La fin des consultations est prévue pour le 13 mai, la présentation des résultats le 16 et une décision finale doit être rendue le 21.

Le problème du manque de locaux pour accueillir les élèves de la CSPI demeure très urgent, puisque ce serait près de 156 classes qui doivent être trouvées dans le territoire de l’est de Montréal pour la rentrée de septembre.

Face à cette situation, la CSPI avait initialement demandé à la CSEM de lui dresser une liste de ses locaux disponibles afin d’accueillir ce surplus d’élèves, et une partie des commissaires de la CSEM avait mis de l’avant la proposition de délocaliser les activités du Centre Galileo, afin de libérer 57 classes au sein d’une même bâtisse.

Cette proposition avait provoqué l’opposition des autres commissaires de la CSEM et l’émoi d’usagers, de parents et d’enseignants du Centre, qui ont manifesté leur mécontentement le 5 avril.

Des classes libres demeurent disponibles dans différentes écoles gérées par la CSEM, mais de façon plus dispersée, dans différents arrondissements.