Montréal-Nord

Le Centre Galileo ne déménagera pas

Le Centre Galileo ne déménagera pas
Photo: Olivier Faucher / Metro mediaLe Centre Galileo

La Commission scolaire English-Montreal (CSEM) a voté avant-hier l’annulation de la motion, adoptée en avril dernier, voulant transférer le Centre Galileo afin d’offrir le bâtiment qu’elle occupe sur le boulevard Pie-IX à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI).

Selon la présidente de la CSEM, Angela Mancini, cette décision découle de deux récents événements, soit le transfert de deux écoles anglophones de Saint-Léonard annoncé par le ministère de l’Éducation, et des démarches légales qu’ont entreprises des parents du Centre Galileo ces dernières semaines. « Il fallait revoir la décision qu’on avait prise en raison d’une conjoncture de ces deux événements », soutient Mme Mancini.

La présidente rappelle qu’elle n’a jamais été d’accord avec cette motion, et ajoute que la CSEM poursuit dans ses démarches de partage et de transfert de locaux avec la CSPI.

Le Centre Galileo, qui regroupe trois programmes d’enseignement aux adultes, était consterné face à la volonté de sa propre commission scolaire de l’évincer, alors que la CSPI et le ministre Roberge avaient affirmé que le bâtiment ne correspondait pas aux besoins du surplus d’élèves francophones.

« Je très suis heureuse pour tous ceux impliqués au sein du Centre Galileo, que le conseil ait voté l’annulation de la motion, se soulage Sylvia Lo Bianco, commissaire pour Montréal-Nord et Ahuntsic-Cartierville à la CSEM. Par contre, il y a beaucoup de travail à faire pour que tout le monde soit au courant que Galileo ne déménage pas. On veut s’assurer que le Centre continue à grandir. »

Mesures légales
Deux parents, dont Frank Pettinicchio, ont fait appel à un avocat pour rédiger une injonction visant à annuler la motion votée par le conseil de la CSEM, afin de sauver le Centre Galileo.

« Si nous n’avions pas entrepris d’actions légales, la CSEM n’aurait pas encore pris cette décision », croit Frank Pettinicchio.

M. Pettinicchio remarque qu’ironiquement, son injonction soulève des arguments similaires que l’injonction qu’a soumise la CSEM au ministère de l’Éducation, soit un manque de consultation et une décision précipitée.

« Ils ont fait une consultation bidon. La décision était prise avant de nous consulter, croit M. Pettinicchio », qui en veut beaucoup à la commission scolaire anglophone.

« S’il y avait eu une proposition voulant fermer le Centre Galileo avec de bonnes raisons et de bons éléments pour la justifier, je l’aurais considérée, même en tant que parent d’élève admet-il. Cependant, les motifs de la CSEM étaient ridicules et ne visaient qu’à protéger des écoles à moitié vides », lance-t-il.