Montréal-Nord

Un projet immobilier communautaire majeur envisagé pour le nord-est de Montréal-Nord

Un projet immobilier communautaire majeur envisagé pour le nord-est de Montréal-Nord
Photo: Capture d'écran Google Maps / Infographie Métro MédiaLe secteur nord-est de Montréal-Nord

Un projet immobilier à vocation communautaire de 35 M $ dans le secteur nord-est imaginé par la Table de quartier de Montréal-Nord pourrait être pris en charge par la Société de développement Angus. Cette « Maison de l’innovation sociale (MISE) » regrouperait organismes, commerces et une place publique dans une communauté ayant un grand besoin d’investissements.

Dernièrement, La Presse révélait que la Société de développement Angus envisageait d’être le promoteur du projet de la MISE en s’associant à la Table de quartier.

Si aucun terrain n’a encore été acquis pour y construire cette importante infrastructure lumineuse, nous savons que celle-ci servira à desservir particulièrement les citoyens qui résident entre les boulevards Rolland et Albert-Hudon, d’ouest en est, et les boulevards Léger et Henri-Bourassa, du nord au sud.

En plus d’être le domicile de cinq nouveaux organismes, l’établissement pourra en accueillir plus, selon le directeur de la Table de quartier, Steves Boussiki. L’utilisation de ces espaces supplémentaires sera notamment décidée en consultant la communauté, mais on parle déjà de commerces et d’une place publique. La MISE sera constituée d’aménagements intérieurs et extérieurs.

L’arrondissement est également un partenaire important du projet et facilite les démarches pour le faire avancer.

La MCC ne suffit pas

Même si le secteur nord-est possède depuis 13 ans la Maison culturelle et communautaire (MCC), celle-ci est largement insuffisante pour répondre aux besoins de la communauté, selon M. Boussiki. « La MCC est une maison des citoyens, mais de plus en plus ça devient une base des organismes communautaires, dit-il. Ce n’est pas normal. On avait la responsabilité de se dire qu’il fallait rendre la MCC aux citoyens. »

Plusieurs salles de la MCC sont en effet prises par des organismes communautaires qui n’ont pas nécessairement les moyens de se payer des locaux à eux seuls.

M. Boussiki déplore le peu de services qui sont offerts à l’est du boulevard Rolland, un secteur où vivent en moyenne 1800 personnes au kilomètre carré. « On veut bonifier l’offre en santé, en sports et loisirs, l’offre en espaces publics, indique-t-il. Les rues sont très quadrillées, mais il n’y a pas d’espace pour que les gens respirent. » L’autre objectif principal du projet est de « redonner de la fierté aux citoyens ».

Répondre aux préoccupations

L’acceptabilité sociale est évidemment au cœur d’un tel projet. Pour discuter de différents phénomènes que peuvent amener sa construction, dont l’embourgeoisement, plusieurs activités et espaces de conversations et d’échanges participatifs seront mis en œuvre afin de discuter des enjeux de la construction de la MISE, assure M. Boussiki.

Des séances d’information se tiendront possiblement dès le mois de novembre, et un comité de suivi ainsi un bureau de liaison seront créés.

Un LivingLab communautaire organisera aussi des activités afin de co-créer avec les citoyens l’espace et l’environnement d’accueil de la MISE. « On veut que la communauté soit fière de ce projet », fait valoir M. Boussiki.

Angus: Un partenaire de renom

La Société de développement Angus (SDA) a comme vision de « créer des projets de revitalisation urbaine en s’appuyant sur des principes de développement durable et en générant des retombées significatives pour la collectivité locale », peut-on lire sur son site web. « On voulait un développeur d’une initiative sociale, explique Steves Boussiki. On s’est rejoint [avec Angus] dans des visions qui sont apparues communes. » Angus est notamment derrière le 2-22, édifice vitré à l’intersection du boulevard Saint-Laurent et de la rue Sainte-Catherine.