Montréal-Nord

Branche cassée : la Ville refuse de rembourser un citoyen

Branche cassée : la Ville refuse de rembourser un citoyen
Photo: Olivier Faucher/MétroRenato Pala

Un citoyen de Montréal-Nord a perdu 500$ en raison d’un refus de la Ville de Montréal de rembourser les frais de réparation lorsqu’une branche d’arbre a endommagé les fils électriques menant à sa maison. Inquiet de la dangerosité de l’arbre, il déplore que l’arrondissement tarde à couper d’autres branches qui pourraient tomber.

En avril dernier, une branche s’est arrachée de l’imposant arbre sur le terrain de la maison de Renato Pala. Pendant sa chute, la branche a endommagé les fils électriques qui mènent vers la résidence. Des réparations de 4 300$ ont dû être effectuées par un électricien.

Lorsqu’il a contacté son assureur, Promutuel, M. Pala fût initialement rassuré, car on lui a indiqué que la Ville de Montréal était habituellement tenue de payer pour des dommages causés par des arbres. En effet, la Ville est la seule responsable de l’entretien et l’émondage des arbres « en façade ». M. Pala allait donc être remboursé à 100%.

Or, lorsque Promutuel a tenté d’obtenir un remboursement par la Ville de Montréal, la compagnie s’est butée à un mur. « La Ville de Montréal était considérée comme responsable dans ce dossier, mais elle a refusé notre demande », explique la conseillère en relations publiques pour Promutuel Marie-Pier Daigle.

Estimant que les coûts de la poursuite dépassaient le montant réclamé, Promutuel a abandonné ses démarches. Résultat: M. Pala a été remboursé par Promutuel pour les frais de réparation, mais a dû débourser 500 $ en frais de franchise.

« La Ville ne veut pas prendre ses responsabilités et là je dois m’arranger à payer 500$. Moi, je n’ai pas le droit de toucher l’arbre. Ce serait coupé correctement depuis longtemps sinon. »

Le Guide a tenté d’obtenir des explications de la part du bureau des réclamations de la Ville de Montréal, mais celui-ci n’a pas retourné sa demande d’entrevue.

Un arbre dangereux

Ayant été paysagiste pendant plus de 35 ans, M. Pala observe que d’autres branches du même arbre menacent de tomber sur son camion. Il trouve que l’arrondissement tarde à répondre à une demande d’émondage qu’il a faite il y a plus de cinq semaines.

« 500$, c’est beaucoup, mais ce qui m’inquiète, c’est ce qui peut arriver encore. Moi, je travaille à mon compte. Si ça tombe sur mon camion, je ne peux pas aller travailler et ça gâche ma vie. »

L’arrondissement a indiqué au Guide que cet arbre faisait partie de ses priorités pour les arbres à émonder en 2019.