Montréal-Nord
16:20 22 janvier 2020 | mise à jour le: 24 janvier 2020 à 14:54 temps de lecture: 3 minutes

L’Accorderie de Montréal-Nord veut rapprocher les communautés culturelles du quartier

L’Accorderie de Montréal-Nord veut rapprocher les communautés culturelles du quartier
Photo: Gracieuseté - L'Accorderie de Montréal-Nord

L’Accorderie de Montréal-Nord est en pleine démarche de réalisation d’un projet qui vise à établir un véritable dialogue entre les différentes communautés culturelles du quartier. À terme, le tout est censé aboutir à un «réseau d’entraide» pour accueillir les nouveaux arrivants dans le quartier.

Portant le nom «Notre quartier c’est tout le monde», l’initiative est subventionnée par le ministère de l’Immigration de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) à la hauteur de 60 000$. Elle en est actuellement à sa première phase. «Le point de départ, c’est de rétablir le dialogue interculturel, qui peut être rompu. C’est d’arriver à clarifier des malentendus entre communautés», explique Salim Beghdadi, coordonnateur de l’Accorderie de Montréal-Nord.

Pour ce faire, plusieurs rencontres, où tous les Nord-Montréalais sont invités, ont lieu afin que des personnes issues de différentes communautés discutent pour mieux se comprendre. «Dans le cadre de nos interventions, il peut y avoir des tensions qui soient par exemple liées à la laïcité, surtout dans le contexte actuel», relate M. Beghdadi.

L’objectif, explique M. Beghdadi, est de susciter des discussions face à face, alors que plusieurs peuvent être habitués d’entendre parler surtout dans les médias de ces sujets sensibles. «On veut que des gens d’un même quartier, d’un même immeuble se retrouvent, se disent des choses en face, dans une ligne de respect.»

L’organisme possède deux points de service à Montréal-Nord, situés respectivement sur l’avenue Pelletier et sur la rue Lapierre. Ces secteurs sont tous deux caractérisés par leur forte diversité culturelle.

Vers une ressource d’intégration

Pour L’Accorderie, la mise en place des conditions qui favorisent une cohabitation inclusive entre les communautés culturelles sera non seulement bonne pour le quartier, mais elle est aussi nécessaire pour la dernière phase de son projet.

Celle-ci vise à mettre en place un «réseau d’entraide», où n’importe quel citoyen pourra se porter volontaire pour donner un service spécifique d’intégration des nouveaux arrivants.

«Ils pourront leur offrir de l’aide pour apprendre le français, pour faire leurs démarches administratives, pour obtenir un emploi, pour être initiés à l’histoire et la culture du Québec», explique M. Beghdadi.

Ces services ne seront toutefois pas à sens unique. L’objectif, précise M. Beghdadi, est de créer des échanges avec les nouveaux arrivants pour que ceux-ci puissent également enrichir la société d’accueil avec leur bagage culturel.

Selon l’échéancier, ce «réseau d’échange» devrait être mis en place d’ici la fin de l’année 2020.

L’arrondissement de Montréal-Nord, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), l’organisme Parole d’excluEs et le Bureau d’intégration des nouveaux arrivants à Montréal (BINAM) offrent leur appui à l’initiative de diverses façons.

Alors que le projet suit son cours, son prochain rendez-vous aura lieu le 31 janvier, à partir de 13h30, à la Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord. Tous les Nord-Montréalais y sont invités.

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