Montréal
13:11 2 septembre 2020 | mise à jour le: 2 septembre 2020 à 15:18 temps de lecture: 3 minutes

Une première station électrique pour Bixi

Une première station électrique pour Bixi
Photo: Josie DesmaraisBIXI Montréal et la Ville de Montréal ont inauguré la première station électrique de vélo-partage de son réseau au Cégep Marie-Victorin, dans l'arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles

C’est au Cégep Marie-Victorin, loin des quartiers centraux de Montréal, que Bixi aménage sa première station entièrement électrique. En installant 69 nouvelles bornes dans la métropole, l’entreprise mise sur son réseau à assistance électrique comme une alternative à la voiture individuelle.

Cette nouvelle station permettra à la fois la location de vélos électriques chargés à même la borne, mais aussi de vélos réguliers. Il s’agit du résultat de «plusieurs années de développement», selon Bixi.

«Notre parc de vélos électriques pourra être maintenu à un niveau de charge adéquat pour les Montréalais, a fait valoir le président de Bixi, Alexandre Taillefer. Il s’agit d’une des seules offres [de bornes] hybrides en Amérique du Nord».

Bixi a ajouté cette année 1000 vélos électriques de deuxième génération, qui possèdent une autonomie de 70 km. L’an prochain, 20% de tous ses vélos seront électriques.

L’entreprise n’en comptait que 160 de première génération en 2019. Ces derniers ont été 75% plus populaires que les vélos réguliers.

«C’est une expérience totalement renouvelée et j’encourage tous les Montréalais à essayer les Bixis électriques», a déclaré le responsable à la mobilité de la Ville de Montréal, Éric Alan Caldwell.

Un usager doit payer 1$ de plus qu’un vélo régulier pour louer un vélo électrique. Il doit aussi obligatoirement porter un casque.

Une borne à Marie-Victorin

Convaincu de la performance de sa flotte électrique, Bixi souhaite que celle-ci devienne une alternative à l’automobile pendant sa saison qui s’écoule d’avril à novembre.

Pour en faire la démonstration, la première borne permettant le rechargement a été inaugurée au Cégep Marie-Victorin, situé loin des quartiers centraux de Montréal et plutôt isolé des autres bornes.

«Le centre-ville est à 20 km et je n’hésiterais pas une seconde à utiliser un Bixi électrique pour m’y rendre, soutient Alexandre Taillefer, en entrevue avec Métro. C’est plus rapide que d’utiliser l’auto solo.»

On peut rouler jusqu’à 32 km/h avec les vélos électriques de deuxième génération. La vitesse maximale des vélos pourrait toutefois être modulée à 25 km/h dans certains arrondissements.

«C’est une excellente nouvelle pour nos citoyens, a soutenu Corinne Foucher, représentante du cabinet de la mairesse de Rivière-des-Prairies-Pointes-Aux-Trembles, dans lequel est situé le Cégep Marie-Victorin. La mobilité est la pierre angulaire de tout projet dans notre arrondissement»

«Je me réjouis que cette première station soit déployée dans l’est de Montréal, un secteur peu desservi par les transports collectifs et actifs que nous voulons dynamiser», a affirmé Éric Alan Caldwell.

Rentabilité

Alors que La Presse rapportait le 9 août que Bixi s’attendait à un déficit de 900 000$ à 2,2 M$ pour 2020, Alexandre Taillefer a aujourd’hui affirmé qu’il n’y aurait «pas de déficit» cette année.

«Ce qu’on s’est rendu compte aujourd’hui, c’est que les Montréalais sont revenus vers Bixi, a-t-il expliqué. Ça a eu un très gros impact sur les revenus. Des commanditaires comme Hilo nous donnent un sérieux coup de main et il y a eu une baisse des coûts d’exploitations.»

M. Taillefer a également vanté les résultats financiers des dernières années de l’entreprise. «Bixi a livré des rendements positifs, ce qui nous permet aujourd’hui d’avoir un coussin important», a-t-il mentionné.

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