Montréal
21:03 20 avril 2020 | mise à jour le: 1 mai 2020 à 15:05 temps de lecture: 3 minutes

BIXI: Montréal adopte un contrat de plus de 17 M$ pour des vélos électriques

BIXI: Montréal adopte un contrat de plus de 17 M$ pour des vélos électriques
Photo: Henri Ouellette-Vézina/MétroLe réseau cyclable en libre-service de Montréal est aujourd’hui le deuxième plus grand en Amérique du Nord, après celui de New York, avec 600 stations et 7400 vélos.

La Ville de Montréal a adopté lundi soir un contrat de plus de 17 M$ pour acheter des vélos électriques qui viendront garnir la flotte de BIXI d’ici 2022.

Moins d’une semaine après le retour du service de vélos en libre-service dans la métropole, les élus du conseil municipal ont adopté vers 20h, lundi soir, un contrat à la firme PBSC Solutions Urbaines pour l’acquisition de 2150 vélos électriques destinés à BIXI. 

Lors du dévoilement de son dernier budget, en novembre dernier, la Ville s’est engagée à ajouter 2266 vélos à assistance électrique dans la flotte de BIXI. En tenant compte des quelque 120 vélos de ce type que l’organisme a acquis l’an dernier, ce contrat devrait permettre à la Ville d’atteindre son objectif.

Dès cette année, la Ville ajoutera 1000 vélos électriques à la flotte de BIXI. Cet ajout sera ensuite de 725 en 2021, puis de 425 en 2022.

«Ils sont très populaires les vélos électriques, même si on doit payer un léger supplément à leur utilisation. Ça répond vraiment a un besoin», a affirmé lundi soir la conseillère en transports actifs à la Ville de Montréal, Marianne Giguère.

Facture salée pour des vélos électriques

La facture associée à l’achat de ces vélos a toutefois fait sourciller le conseiller indépendant de Snowdon, Marvin Rotrand. «Ça doit être des vélos plaqués en or», a-t-il ironisé.

«Ils sont beaucoup plus dispendieux que n’importe quel vélo électrique que j’ai pu trouver en ligne», a poursuivi l’élu. Ce dernier craint que ce montant ait été gonflé du fait qu’un seul soumissionnaire a pris part à cet appel d’offres.

«Ce sont des vélos qui doivent être beaucoup plus solides que les vélos à assistance électrique privés réguliers parce que ce sont des vélos partagés», a répliqué Mme Giguère. Elle a par ailleurs précisé que ce sont les besoins technologiques «de niche» de BIXI qui expliquent qu’un seul soumissionnaire a pu participer à cet appel d’offres.

Le contrat ne comprend d’ailleurs pas que l’acquisition de vélos électriques. Cette facture inclut aussi l’achat de 184 nouvelles bornes d’ancrage, de batteries, de GPS et de «tout le matériel nécessaire au fonctionnement du système», soulignent les documents décisionnels du conseil municipal.

Mme Giguère a d’ailleurs rappelé que, dans le contexte de la crise du coronavirus, l’utilisation du vélo pour réaliser ses déplacements essentiels représente une option sécuritaire. BIXI a d’ailleurs augmenté ses protocoles de désinfection afin de réduire au maximum les risques de propagation du virus reliés à son service.

 

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