Montréal
10:36 25 novembre 2019 | mise à jour le: 25 novembre 2019 à 17:39 temps de lecture: 5 minutes

Budget 2020: plus du tiers des dépenses à la mobilité et à l’urbanisme

Budget 2020: plus du tiers des dépenses à la mobilité et à l’urbanisme
Photo: Josie Desmarais/MétroLa mairesse de Montréal, Valérie Plante, a présenté le budget 2020.

Plus du tiers des dépenses en immobilisations seront consacrées à la mobilité et l’urbanisme entre 2020 et 2022.

En marge du dépôt du budget, la «mairesse de la mobilité», Valérie Plante, a présenté un Programme triennal d’immobilisations (PTI) totalisant 6 G$ sur trois ans. Des BIXI électriques au REM en passant par le SRB Pie-IX et le prolongement de la ligne bleue, plusieurs projets en transport prendront forme d’ici 2022.

Cette réalité oblige la Société de transport de Montréal (STM) à être de plus en plus dépensière. L’organisation occupe effectivement une place grandissante dans la dette de la Ville, passant de 13% en 2017 à 22% dès l’an prochain.

Parmi les projets, le prolongement de la ligne bleue fera l’objet d’un investissement de 10 M$, en grande partie pour le chantier principal prévu entre 2021 et 2026. Près de 800 M$ sont prévus à cet effet au PTI de la STM, jusqu’en 2029.

L’administration Plante confirme aussi son engagement de 71 M$ pour la construction d’infrastructures – dont les carrefours Jean-Talon et Pierre-de-Coubertin – sur le boulevard Pie-IX, qui accueillera le nouveau Service rapide par bus (SRB). Une fois prolongé via Notre-Dame, ce projet vise «un potentiel de 70 000 déplacements par jour» dans un secteur névralgique de l’île.

Le montant total du PTI semble toutefois s’être stabilisé autour de 2 G$ par année depuis l’an dernier.

«Après des années de croissance, le PTI atteint enfin un rythme de croisière. On a un équilibre entre la capacité de payer des Montréalais, la gestion efficace de l’endettement et le maintien des conditions nécessaires pour améliorer la qualité de vie.» – Benoit Dorais, président du comité exécutif

REM et ARTM

Plus de 60 M$ iront à une série de mesures «d’accompagnement» et de mitigation entourant l’implantation du Réseau express métropolitain (REM), prévu d’ici 2023. Ce montant s’ajoute à l’enveloppe de 192 M$ dont dispose Québec pour la transition.

Ces projets gonfleront la contribution annuelle de la Ville à l’ARTM, qui augmentera de 69 M$ pour atteindre 668 M$ dès 2020.

La mobilité électrique de BIXI

Une somme de 16,5 M$ sera remise à BIXI Montréal entre 2020 et 2022, dont 6,8 M$ lors des deux premières années de réalisation. L’administration Plante espère ainsi ajouter «2266 vélos à assistance électrique à son réseau de vélopartage», dont plus de 1000 engins dès l’an prochain.

Lancé en mai dernier, le Réseau express vélo (REV) n’est pas en reste. La Ville réserve plus de 17 M$ à l’avancement de ce vaste circuit de 184 km qui comptera à terme 17 voies cyclables «mieux pensées». Plus de 52 M$ iront au «développement du réseau cyclable» dans son ensemble, dont 18 M$ pour «corriger les déficiences observées sur les voies». D’ici la fin 2020, Montréal veut effectivement compter 925 km de voies cyclables sur son territoire.

À peine 650 000$ sont toutefois alloués à la réalisation d’études pour le projet de ligne rose et de réaménagement de la rue Notre-Dame en boulevard urbain. C’est dans cet axe que Québec entend implanter un tramway, notamment.

L’Escouade mobilité, elle, voit son budget agrandi de 0,5 M$, pour un total de 1,4 M$.

Grands parcs et espaces verts

Projet phare de Projet Montréal, le Grand parc de l’Ouest reçoit aussi sa part du gâteau. Plus de 13 M$ lui sont réservés en 2021 et en 2022, surtout pour l’acquisition des terrains nécessaires à son développement. Des consultations citoyennes, en 2020, devront toutefois précéder l’investissement, précise la Ville.

«L’urgence d’agir pour lutter contre les changements climatiques nous motive à poser des gestes forts. Il faut entièrement repenser le développement du territoire, dans le but de protéger les derniers espaces verts de Montréal.» -Valérie Plante, mairesse de Montréal

Montréal a acquis mi-octobre un premier terrain de 10 hectares de milieux naturels «de qualité» à Sainte-Anne-de-Bellevue pour 5,1 M$. La mairesse Valérie Plante a déjà demandé l’aide du gouvernement Legault pour «faciliter» les expropriations requises, réclamant un changement des réglementations pour la création d’aires protégées.

Près de 625 M$ seront réservés à l’acquisition d’espaces verts dans le Grand Montréal, dont 154 M$ pour des parcs locaux.

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