Montréal
15:03 16 octobre 2019 | mise à jour le: 16 octobre 2019 à 20:32 temps de lecture: 3 minutes

Grand parc de l’Ouest: Montréal achète un terrain à Sainte-Anne-de-Bellevue pour 5,1 M$

Grand parc de l’Ouest: Montréal achète un terrain à Sainte-Anne-de-Bellevue pour 5,1 M$
Photo: Josie Desmarais/MétroÀ Montréal, le Grand parc de l'Ouest englobera entre autres le Parc-nature du Cap-Saint-Jacques.

Montréal a acquis mercredi environ 10 hectares de milieux naturels «de qualité» à Sainte-Anne-de-Bellevue pour 5,1 M$. Un «premier pas dans la concrétisation» du projet de Grand parc de l’Ouest, d’après l’administration de Valérie Plante.

«Ce sont des très bonnes nouvelles pour nous. Je suis ravie, a expliqué la chef de Projet Montréal, lors d’une mêlée de presse mercredi. Je l’ai toujours dit: quand on parle du Grand parc de l’Ouest, on sait très bien ce qu’on fait.»

Les terrains, situés non loin du chemin de l’Anse-à-l’Orme, ont été acquis d’un commun accord avec le Groupe immobilier Grilli. Ce qui montre bien l’ouverture de la Ville à discuter avec toutes les parties prenantes dans ce dossier, avance Mme Plante.

 «Le fait que notre première acquisition ait été faite d’un commun accord démontre aussi qu’on est définitivement capables de discuter. Les gens peuvent nous parler. Nous voulons faire des accords. Nous voulons simplement faire de ce parc le meilleur endroit pour les générations futures.» -Valérie Plante, mairesse de Montréal

Malgré tout, la superficie acquise par la Ville de Montréal demeure relativement «petite», avoue la mairesse. Les 9,8 hectares d’espace comptent effectivement peu sur le total, le Grand parc de l’Ouest devant à terme compter plus de 3200 hectares.

«Ce n’est pas si gros, c’est sûr, mais c’est une première partie, une plus petite partie, a indiqué à ce sujet Valérie Plante. Il y en aura d’autres. Nous discutons avec tout le monde à ce stade-ci.»

Elle dit se réjouir de l’acceptabilité sociale qu’a suscité le projet depuis quelques semaines.

«On a les Montréalais derrière nous, qui disent que oui, c’est ce qu’ils veulent», a-t-elle résumé. Elle ajoute que la Ville contribue ainsi «à la préservation de la biodiversité» et la lutte aux changements climatiques.

Les terrains acquis par la Ville de Montréal

Une «nouvelle étape» pour Sainte-Anne-de-Bellevue

Appelé à réagir, la mairesse de Sainte-Anne-de-Bellevue, Paola Hawa, s’est dit très enthousiaste à l’idée d’accueillir «le plus grand parc urbain du Canada» sur son territoire. S’il est mené comme prévu, le Grand parc de l’Ouest ferait effectivement huit fois la taille du Central Park de New York.

«Cela marque la conclusion, avec succès, d’une nouvelle étape d’un dossier sur lequel nous avons mis beaucoup d’énergie au cours des dernières années.» -Paola Hawa, mairesse de Sainte-Anne-de-Bellevue

Selon l’élu municipal, «la préservation et la mise en valeur de nos milieux naturels» aidera son équipe à offrir «un milieu de vie de qualité» aux résidents.

Le Grand parc de l’Ouest regroupera les parcs-nature de l’Anse-à-l’Orme, le Bois-de-la-Roche et le Cap-Saint-Jacques. Des secteurs qui ne sont actuellement pas protégés y seront aussi inclus Afin d’acquérir des terrains dans ces endroits, la Ville envisage d’utiliser son droit de préemption. Elle pourrait aussi procéder à des expropriations de résidents dans certains arrondissements.

À la fin septembre, des promoteurs immobiliers du projet de Cap-Nature ont réclamé plus de 170 M$ à la Ville de Montréal. Le tout dans une poursuite pour compenser l’«expropriation déguisée» dont ils se disent victimes.

Plus tôt, la mairesse Plante avait confirmé mettre fin au développement immobilier de Cap-Nature, dans un discours tenu à l’ONU.

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