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Rechercher vos ancêtres à la bibliothèque Henri-Bourassa

Voici quelques informations pour vous aider à mieux comprendre les ressources à votre disposition afin de retrouver vos ancêtres.

Les sources généalogiques au Canada peuvent se répartir en diverses catégories : recensements, registres de l’état civil, titres de propriété foncière, testaments, archives notariales, archives militaires, archives de l’immigration.

Les recensements contiennent les données officielles relatives à notre population. Ils sont de quatre types : recensements généraux, recensements nominatifs des chefs de famille, recensements nominatifs de tous les membres d’une famille et recensements agricoles ou industriels. Avant 1851, il y avait des recensements généraux, soit des recensements nominatifs des chefs de famille. Les recensements généraux ne contiennent que le nombre de personnes réparties selon l’âge, la religion, le pays d’origine ou le domicile. Les recensements nominatifs des chefs de famille donnent certains détails relatifs au nombre d’enfants, à la superficie de l’exploitation (dans le cas d’un cultivateur) au métier ou à la profession. Les recensements de 1851, 1861, 1871 sont généralement nominatifs de toute la population, c’est-à-dire qu’ils donnent le nom de chaque personne avec les détails quant à soin âge, son sexe, son pays ou sa province d’origine, sa religion, son état civil, son occupation, son instruction et ses infirmités physiques, s’il y a lieu. Il existe aussi parfois des recensements agricoles qui, en plus des chefs de famille, mentionnent le numéro du lopin de terre ou de la concession dans le cas d’une ferme, et des détails sur la superficie en culture, avec répartition selon la récolte, ou la valeur marchande du cheptel (Contrat par lequel l’une des parties donne à l’autre un fonds de bétail pour le garder, le nourrir et le soigner, sous les conditions convenues entre elles) vif ou mort. À partir de 1851, des recensements industriels renseignent sur le capital investi, la production et le  nombre d’employés.

Pour le Québec, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, des répertoires de recensements ont été publiés. Dans ces répertoires, on y trouvera, sous le nom des principaux villages, villes, cantons ou comtés recensés, le numéro d’ordre du  microfilm.

Ces recensements, tout spécialement les nominatifs, constituent une source précieuse de renseignements généalogiques. Il importe néanmoins de connaître avec une certaine précision l’endroit sur lequel portent les recherches, étant donné que les recensements sont classés par cantons, à l’intérieur de chaque comté. Les petites villes ou les villages y figurent selon leur canton, les lieux les plus importants y figurant séparément. Dans le cas des grandes villes, il est important de connaître le quartier où habitait son ancêtre. Les recensements ne comportent pas d’index des noms.

Les registres d’état civil où figurent les naissances, décès ou mariages constituent une source irremplaçable de renseignements d’ordre généalogique. La tenue de registres d’état civil par le gouvernement ne s’est généralisée au Canada vers la fin du siècle dernier, au moment où les provinces s’en sont chargées. Antérieurement ces registres étaient tenus, dans plusieurs régions, par les Églises. Il faut donc savoir à quelle Église et à quelle paroisse appartenait la personne dont on recherche la trace.

Les terres de la Couronne étant passées sous la juridiction des provinces à la Confédération, les Archives qui se rapportent aux titres de propriété foncière sont pour la plupart sous la garde des divers gouvernements provinciaux. Cependant, le gouvernement fédéral a conservé les demandes primitives de concession de terrains de la Couronne tant pour le Bas que pour le Haut-Canada. Elles sont déposées aux Archives.

Afin d’obtenir des terres de la Couronne, les premiers colons devaient soumettre leurs demandes au gouverneur. Plusieurs d’entre eux étaient des loyalistes, c’est-à-dire qu’ils avaient soutenu la cause britannique pendant le Révolution américaine, ou descendants de loyalistes. Il arrive souvent que l’on trouve dans ces demandes des renseignements utiles au généalogiste, tels que des indications sur la famille du requérant, son service militaire, ses antécédents ou son pays d’origine. Il arrive même que l’on y trouve de fort intéressants récits sur ses actions durant la Révolution. Il est rare, cependant, que ces demandes contiennent des renseignements sur la région ou l’endroit d’origine de l’immigrant. En général, elles ne donnent pas de détails sur l’emplacement de la concession, mais des annotations de l’arpenteur général ou d’autres fonctionnaires nous renseignent sur la suite donnée à la requête.

On trouvera aux Archives du Québec, les demandes de terrains en dépôt concernant la province de Québec pour la période allant de 1764 à 1829. La Division des manuscrits a établi un index nominatif sur fiches. De même, on y trouve les concessions des seigneuries, les aveux et dénombrements, les procès-verbaux des grands voyers, les concessions primitives de terrains faites par la Couronne de 1763 à 1867 et d’autres documents concernant les terres. Le gouvernement du Québec a publié, en 1891, une liste des terrains concédés par la Couronne, 1763-1890; les concessions y sont indiquées par canton, en ordre chronologique, et il y a un index des concessionnaires. Les documents concernant les ventes et échanges de terrains sont conservés dans les bureaux d’enregistrement régionaux.

À Montréal-Nord, l’arrondissement met à la disposition des résidents, la plus importante section d’archives généalogiques, du  nord-est de Montréal. Aux heures d’ouverture habituelles, vous pouvez consulter les divers documents mis à votre disposition, à la bibliothèque Henri-Bourassa, 5400, boulevard Henri-Bourassa, au deuxième étage. Il existe un service de photocopie.

 

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