Soutenez

Villanueva : une cinquantaine de personnes rassemblées pour souligner son anniversaire

Une vigile visant à souligner l’anniversaire de naissance de Fredy Villanueva a rassemblé près d’une cinquantaine de personnes, samedi dernier, dans le stationnement de l’aréna Henri-Bourassa.

Depuis cinq ans, la famille, les proches et des militants contre la brutalité policière se réunissent deux fois par année en mémoire du jeune qui a été abattu à cet endroit par un policier du SPVM le 9 août 2008. « Il aurait eu 23 ans cette année si l’agent Jean-Loup Lapointe ne lui avait pas enlevé la vie en tirant sur lui, et deux de ses amis », disaient les organisateurs, Montréal-Nord Républik et la Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP), dans leur appel lancé sur les médias sociaux.

« On célèbre le 23e anniversaire de naissance de Fredy, on célèbre la vie », a dit Alexandre Popovic, porte-parole de la CRAP. « C’était un gars tranquille, timide et réservé. Il n’était pas agressif pour deux sous. Il avait de l’ambition et voulait aller loin dans la vie », a-t-il ajouté alors que Lilian Villanueva tentait de contenir ses larmes. Le frère de Fredy, Dany, observait la scène en retrait, avec quelques amis.

Par la suite, c’est Ricardo Lamour qui a pris la parole. C’est lui qui est à l’origine d’une plainte qui amènera deux agents du SPVM devant le Commissaire à la déontologie policière en septembre prochain, car on leur reproche d’avoir arraché une affiche sur l’arbre qui sert de mémorial pour Fredy Villanueva, en juillet 2010.

« C’est toujours d’actualité de parler de brutalité policière, aujourd’hui comme il y a cinq ans. L’indignation qui a suivi la mort de Fredy a renforcé notre tissu social », a-t-il lancé au micro. Il a aussi abordé le sujet de ces deux policiers, rappelant que l’incident avait été filmé et diffusé sur Internet. « Il doit y avoir une surveillance citoyenne du mémorial. Cette citation à comparaître en déontologie, c’est une micro victoire, mais ça ne nous fait pas sauter de joie et ça ne ramènera pas Fredy », a dit l’artiste qui fait du rap sous le nom d’Emrical, avant d’entamer une version jazzée de sa chanson « Combien de morts ».  

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.