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Un commerçant dit étouffer financièrement en raison des travaux sur Pie-IX

Bélal Sobh, copropriétaire du lave-auto situé près de l’intersection des boulevards Pie-IX et Henri-Bourassa, affirme que les travaux majeurs qui sont en cours tout autour de son entreprise l’étouffent financièrement et que son chiffre d’affaires a baissé de 90 % depuis deux mois.

Auparavant, une bonne part des clients de M. Sobh arrivaient par le boulevard Pie-IX. Ce n’est plus possible, puisque des murets de béton et des clôtures ceinturent son commerce tout au long de Pie-IX. Ceux qui veulent s’y rendre doivent faire un détour par les petites rues avoisinantes et y arriver par la rue Amos.

L’arrondissement a installé, à divers endroits, des pancartes indiquant la voie à prendre. Trouvant qu’il n’y en avait pas assez, M. Sobh et son cousin en ont posé d’autres. Lors du passage du Guide, une cliente faisait remarquer qu’il fut compliqué pour elle de se rendre au lave-auto, très tranquille au moment de notre visite.

«Normalement, je reçois une soixantaine de clients par jour, explique M. Sobh. Maintenant, c’est une quinzaine au maximum. »

L’homme est en contact régulier avec les fonctionnaires de l’arrondissement qui lui ont offert diverses solutions, dont une aide financière afin qu’il déménage et s’installe dans un autre lave-auto.

Il en avait trouvé un à vendre, était prêt à y déménager, mais il aurait voulu qu’on lui paie l’achat du fonds de commerce, de l’équipement. « Il me couterait aussi cher de déménager et installer l’équipement que j’ai ici que d’en acheter du neuf », justifie-t-il.

Gestion de deniers publics

Rappelant que lui et son équipe sont responsables de la gestion de deniers publics, Hugues Chantal, directeur de l’aménagement urbain et des services aux entreprises, assure que tout est mis en œuvre pour sortir M. Sobh et son partenaire d’affaires du pétrin, dans les limites du possible.

« Prenez l’exemple de ce qui s’est passé sur Saint-Laurent, sur Parc, dit M. Chantal. Les commerçants n’ont pas été compensés pour la perte de chiffre d’affaires. Ils savaient qu’ils allaient le vivre, ça avait été annoncé d’avance. C’est malheureux, j’en conviens. Cela dit, ce qu’on tente de faire ici, c’est voir ce qu’on a dans le cadre de nos programmes, de nos outils, à la ville, l’arrondissement, la CEDEC, au CLD, qui pourrait permettre au commerçant d’obtenir des prêts ou des subventions pour un projet d’investissement, d’acquisition ou de rénovation. Mais pour ça, il lui faut un plan d’affaires, et c’est ce qu’on tente de lui expliquer », ajoute M. Chantal, assurant que tout sera fait pour essayer d’avoir un dénouement heureux dans ce dossier.

Bélal Sobh affirme avoir investi, avec son cousin, 150 000 $ il y a cinq ans pour acheter le fonds de commerce du lave-auto. Et qu’aujourd’hui, en plus du remboursement de l’hypothèque, il paie un loyer mensuel de 5000 $ au propriétaire avec qui il est lié en vertu d’un bail de 15 ans. « Nous fonctionnons maintenant sur notre marge de crédit », ajoute-t-il.

 

 

 

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