En marche vers le Pacifique!
C’est le 12 octobre dernier qu’a été lancée l’édition 2011-2012 du programme Vers le Pacifique à l’école Le Carignan de Montréal-Nord.
Afin de souligner l’événement, les élèves et le personnel enseignant sont allés marcher dans les rues avoisinantes, brandissant des colombes en papier symbolisant la paix et scandant des slogans comme « Non à la violence! », « S’il vous plaît, on veut la paix », en plus de porter des affiches indiquant « Vive la paix ». Trois étudiantes ouvraient également le cortège avec une grande affiche sur laquelle était écrit « Rêvons et bâtissons un monde de paix ».
En tout, c’est presque la totalité des étudiants, soit près de 530 jeunes, qui ont participé à la marche qui a duré une trentaine de minutes, pour ensuite se terminer dans le gymnase de l’établissement où la directrice Josée Fortin s’est adressée aux élèves.
La résolution de conflits, façon pacifique
Vers le Pacifique est un programme de médiation et de résolution de conflits qui a été mis sur pied en 1998 par le Centre Mariebourg, aujourd’hui l’Institut Pacifique, qui est situé à Montréal-Nord. À ce jour, Vers le Pacifique a été implanté dans plus de 930 écoles au Québec.
Le but du programme est d’inculquer aux enfants différents moyens de gérer pacifiquement les conflits à l’aide d’ateliers, en plus de développer des outils pédagogiques facilitant l’enseignement de la résolution de problèmes et la médiation en milieu scolaire.
« Plusieurs thèmes sont abordés, comme la colère, l’empathie, l’estime de soi, la recherche de solution et l’écoute », explique Josée Fortin, directrice de l’école.
De plus, les élèves qui sont désignés par leurs camarades de classe, et qui le désirent sont formés pour être médiateurs.
« Les médiateurs sont des élèves de 4e, 5e ou 6e année, dit Annie Cormier, éducatrice spécialisée travaillant aussi à l’école Le Carignan. Ils suivent une formation de douze heures et sont en fonction une ou deux fois par semaine. Ils sont environ une vingtaine à l’école. »
Lorsqu’ils apprennent qu’un conflit a eu lieu, les médiateurs, identifiés par un dossard orange, emmènent les élèves concernés dans une « zone de médiation » où ils tentent de trouver une solution par eux-mêmes. Ils rempliront ensuite une fiche détaillant la situation ainsi que le processus de résolution du problème. Il est intéressant de noter que les enseignants ne participent pas à la médiation; le but de l’exercice est que les élèves règlent eux-mêmes la situation.
Bien sûr, les jeunes ne sont pas laissés à eux-mêmes. Il est important de mentionner que si le conflit est de nature violente ou si la situation dégénère, un enseignant est toujours disponible pour veiller au grain.
« Même si l’un des buts du programme est la sensibilisation par les élèves, il est entendu que leur sécurité est toujours assurée. Lorsque de la violence physique se met de la partie, on ne peut pas laisser les jeunes seuls face à cette situation», assure la directrice.
De plus, les professeurs sont également partie intégrante du projet, l’un des buts du programme étant d’outiller le corps enseignant face à la gestion de conflits, ce qui semble avoir été un succès à l’école Le Carignan.
« Tout le monde a vraiment embarqué, raconte Mme Fortin. Ça l’a vraiment été un projet rassembleur, un beau succès. »
Pour plus d’information à propos de l’Institut Pacifique et de ses programmes, veuillez visiter le http://www.institutpacifique.com/