Ouest-de-l'Île
17:26 19 mars 2018 | mise à jour le: 19 mars 2018 à 17:26 temps de lecture: 3 minutes

Retour à la case départ

Retour à la case départ
Photo: François Lemieux/TC Media

Un propriétaire de Pointe-Claire devra repenser la transformation de son bungalow de l’avenue du Bras d’Or en deux cottages de deux étages. Si le conseil municipal a autorisé la démolition, celle-ci ne pourra s’effectuer seulement si Gabriel Lemmo présente un projet qui s’harmonisera mieux au reste du quartier.

L’été dernier, il avait demandé un permis de démolition pour la maison qu’il loue depuis quelques années, qu’il juge dans un état de «délabrement». Deux inspections pour évaluer la condition du bâtiment ont été réalisées l’an dernier, dont une pour le compte de la Ville.

Le rapport produit par PCG Carmon Évaluateurs agréés fait état d’un taux de dépréciation physique de 70%. «Le bâtiment est affecté par quelques déficiences ayant un impact négatif sur sa condition générale. Il fut noté un désordre au niveau du drainage de la fondation, des signes d’infiltration d’eau et traces de moisissure au sous-sol.

Cet immeuble nécessite un rafraîchissement important pour préserver sa vie utile», peut-on lire dans le rapport de 82 pages.

L’ensemble des détériorations équivaut à plus du deux tiers du coût de remplacement à neuf de la maison. De plus, la firme d’évaluateurs estime par ailleurs la durée de vie économique restante du bâtiment à plus ou moins cinq ans.

Lots divisés
M. Lemmo souhaite diviser le terrain en deux lots de près de 3000 mètres carrés chacun.

Il avait fait appel du refus du comité de démolition de la Ville, en août, de lui accorder un permis. Le 13 mars, le conseil de Pointe-Clair a tenu une réunion extraordinaire à l’hôtel de Ville pour statuer sur cette demande.

Les élus ont décidé de permettre la démolition parce que la maison est en mauvais état. Toutefois, M. Lemmo devra retourner à la planche à dessin. Le conseil juge que les plans initiaux contreviennent aux règlements municipaux en vigueur.

«Les maisons proposées étaient trop grandes pour le secteur. Elles ne vont pas bien avec le coin. Les nouvelles maisons dans un vieux secteur doivent être en harmonie avec le reste des maisons en place», fait valoir le maire, John Belvedere.

Le développeur a maintenant trois mois pour présenter un nouveau projet plus acceptable.

«Je suis prêt à faire des compromis. Il n’y a jamais eu de doute dans mon esprit que j’aurais à en faire. C’est juste un peu frustrant parce que j’ai suivi tous les règlements municipaux, mais je dois faire ce qui est requis», soutient M. Lemmo.

Son projet a suscité beaucoup d’inquiétude au sein du voisinage, l’an dernier. Une vingtaine de lettres ont été adressées à la Ville afin de s’y opposer, dont la moitié un peu avant la séance extraordinaire du conseil.

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