Entrevue express avec Denis Coderre
Denis Coderre a un agenda bien rempli avec ses nouvelles fonctions, mais il nous a accordé une entrevue afin de nous faire part de ses priorités. Entrevue express avec le nouveau maire de Montréal.
« Le maire, c’est toujours celui qui arrive en premier », lance Denis Coderre d’entrée de jeu lors de notre entrevue matinale, mercredi dernier, alors que s’abattait la première tempête de neige hivernale sur Montréal, la ville qu’il dirige depuis le 3 novembre. Le petit gars de l’Est est au poste, peu importe les intempéries.
Le Nord-Montréalais n’est pas en poste depuis longtemps, mais il annonce d’emblée que les « transformations majeures » seront au cœur de son mandat. « On va travailler sur ce qui compte, affirme-t-il, on tente de s’assurer que les citoyens reçoivent les meilleurs services. Il y a des réformes administratives majeures, on va couper dans les dépenses, autant au niveau des arrondissements qu’au niveau de la ville centrale. » « Et les taxes n’augmenteront pas au-delà de l’inflation », insiste-t-il.
Les enjeux de l’Est
Denis Coderre est catégorique : bien qu’il soit de Montréal-Nord, il ne favorisera pas cette région. « Je suis là pour tous les citoyens », argue-t-il. Il planchera cependant sur plusieurs enjeux qui touchent le territoire.
« Le pont Pie-IX est un enjeu qui avance, ajoute Coderre. On a hâte que ça se concrétise. 2019, c’est loin, on va tenter de faire accélérer les choses si on le peut. » Lorsqu’on lui parle de la colère que ressentent les commerçants affectés par les travaux, il sympathise, promettant des jours meilleurs. « Je peux comprendre l’exaspération des citoyens et des commerçants, mais c’est une transformation majeure. Ça va créer une nouvelle économie. C’est absolument nécessaire pour la sécurité des citoyens. »
Il rappelle également l’arrivée prochaine du Service rapide par bus Pie-IX, un service offert 24 heures sur 24.
« Je veux m’assurer, tout d’abord, que l’est de Montréal a des infrastructures à la hauteur. D’ailleurs, nous nous sommes dotés d’un plan triennal d’immobilisation. »
Il ne changera pas
Pour le petit gars de l’Est, être maire ce n’est pas que de trôner sur son siège. L’action l’appelle. « C’est une fierté d’avoir la confiance des citoyens et de pouvoir être le 44e maire de Montréal. Je veux donc faire des choses plus concrètes pour les citoyens. Je ne vais pas changer, je demeure un gars de proximité. Je suis un gars de terrain et on peut me voir faire mon épicerie, parler aux gens. Je travaille en collaboration avec le citoyen. »
« En 1986, j’ai participé à une simulation du jeune conseil de ville. Je ne croyais pas que 27 ans plus tard, j’en ferais partie. »