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Nelligan: droits linguistiques et transport au menu

Abbondanza Anthony - TC Media
Nelligan est l’une des circonscriptions les plus populeuses au Québec en termes d’électeurs. Elle comprend la ville de Kirkland, l’arrondissement L’Île-Bizard—Sainte-Geneviève une partie de Pierrefonds-Roxboro.

La circonscription abrite 80 510 personnes, dont 56 909 électeurs inscrits. Près de 73% d’entre eux se sont rendus aux urnes en 2012. La députée sortante Yolande James n’a récolté que 66% des suffrages exprimés contre 72% en 2008. C’est l’émergence de la Coalition avenir Québec qui l’a privée d’une partie de ses votes.

Avec l’élection qui s’annonce comme l’une des plus importantes de l’histoire récente du Québec, le 7 avril, le taux de participation devrait être en hausse.

Le profil démographique de Nelligan est assez similaire à celui des circonscriptions environnantes: un mélange éclectique de langues et d’origines ethniques.

Environ 52% de sa population parle l’anglais et 37,5% le français. Il est intéressant de constater que le tiers de cette population parle une deuxième langue.

Et comme la moitié de sa population est anglophone, les néoquébécois privilégient l’apprentissage de l’anglais plutôt que du français. Cela fait des droits linguistiques et de l’accès aux cégeps anglophones un enjeu majeur dans Nelligan.

Déposé au début de 2013 à l’Assemblée nationale, le projet de loi 14 du Parti québécois vise à amender la loi 101 pour empêcher les parents francophones et allophones d’envoyer leurs enfants dans les cégeps anglophones. Le projet est toutefois mort au feuilleton.

Comme dans Robert-Baldwin, le transport public constitue aussi un enjeu qui inquiète. Près des trois quarts des travailleurs de Nelligan vont travailler en auto. Avec le projet d’échangeur Turcot qu’on espère voir complété en 2016, les résidents peuvent s’attendre à voir le flot de circulation s’accroître comme jamais.

Les candidats

Ils sont quatre à briguer les suffrages jusqu’à présent dans Nelligan: Martin Coiteux pour le Parti libéral (PLQ), Louis-David Bénard pour le Parti québécois (PQ), Albert Bitton pour la Coalition avenir Québec (CAQ) et François Landry pour Option nationale (ON).

M. Coiteux est un économiste prestigieux arrivé de la Banque du Canada. Il a déclaré à Cités Nouvelles que son principal objectif consistera à raviver l’économie stagnante du Québec, qui a perdu 26 000 emplois en février en plus de perdre des investissements potentiels d’entreprises étrangères durant le dernier mandat du PQ, à son avis.

Louis-David Bénard est stagiaire au bureau de l’aide juridique à Saint-Jérôme. Le diplômé en droit de l’Université de Montréal a grandi dans l’Ouest-de-l’Île. Il a même travaillé à l’Hôpital du Laskeshore à titre de commis aux archives. Au moment de mettre sous presse, il n’avait pas pu être joint.

François Landry avait aussi été le candidat d’Option nationale en 2012. Illustrateur œuvrant dans le textile à Montréal depuis près de 10 ans, il est bilingue. Pour lui il n’y a aucune barrière qui tienne.

«Ce n’est pas d’une charte dont nous avons besoin, mais d’une constitution, la nôtre!», affirme le candidat de Nelligan par voie de communiqué. Natif de Sherbrooke, c’est toutefois à Pierrefonds, où ses parents habitent encore, que François Landry a passé près de vingt ans de sa vie.

Enfin, Albert Bitton de la CAQ est un entrepreneur avec une expérience riche et diversifiée en affaires, à l’échelle internationale, dans les industries de télécommunications, de l’aéronautique, de l’éducation et de l’immobilier. Par le passé, il a occupé des postes de cadre au sein d’entreprises dans le domaine de la haute technologie. Albert Bitton est membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) et détenteur d’un baccalauréat en ingénierie de l’Université Concordia.

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