Pierrefonds: un boulevard urbain pour améliorer la fluidité de la circulation
«Depuis cinq ans, on met des efforts pour la réalisation de ce projet. On espère qu’il va se concrétiser parce qu’il aiderait à désengorger le boulevard Saint-Charles et rendrait possible le développement de Pierrefonds-Ouest par la construction de plus de 6000 logements dans ce quartier», soutient Mme Worth.
Par cette rencontre, la mairesse voulait manifester au responsable des Transports à quel point l’équipe de l’arrondissement est prête à commencer ce trajet qui débuterait au boulevard Gouin pour se poursuivre jusqu’à l’autoroute 40, à l’ouest de l’avenue du Château-Pierrefonds. Lors de la rencontre, Mme Worth était accompagnée du directeur de l’arrondissement et de représentants du service des Travaux publics.
M. Ménard affirme qu’il fera les démarches nécessaires pour que ce projet puisse se concrétiser. En janvier dernier, il a d’ailleurs rencontré le chef de cabinet du ministre des Transports du Québec pour lui présenter les six priorités de Montréal en matière de transport. L’aménagement d’un boulevard urbain dans l’emprise de l’autoroute 440 en fait partie.
«Parmi nos six priorités, c’est celle qui a été le plus timidement accueillie. Ce n’est pas une décision définitive. On fait encore des représentations. Il reste du travail à faire. Notre première option est de convaincre le gouvernement de contribuer financièrement pour l’échangeur. Si ce n’est pas possible, on regardera d’autres alternatives. On garde espoir que le gouvernement va participer», souligne-t-il.
Selon M. Ménard, le montage financier oscille les 56M$, incluant un nouvel échangeur et le boulevard urbain. Le boulevard urbain est de la responsabilité de la Ville de Montréal. On parle d’un investissement de près de 30M$. «Pour décongestionner cette partie de Montréal, ce projet est une priorité», affirme-t-il.
En août dernier, l’arrondissement avait reçu l’aval du gouvernement provincial sous les Libéraux. Avec le changement de gouvernement, les représentations auprès de cette instance doivent reprendre à zéro. «On était positif d’aller de l’avant avec le projet, mais quand il y a un changement de gouvernement, tout peut changer», mentionne Monique Worth.