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Dénouement heureux pour le cégep Gérald-Godin

Le mois dernier, le directeur général du collège Gérald-Godin, Christian Roy, a dit publiquement que la survie du cégep était menacée après l’annonce de compression par le ministère de l’Éducation qui devait débuter en janvier. Heureusement, une rencontre fructueuse a eu lieu le 19 janvier à Québec entre la direction du cégep et le gouvernement. Le tout a permis d’assurer la stabilité financière du cégep pour les années à venir. Cités Nouvelles a rencontré le directeur général de Gérald-Godin, Christian Roy. 

1) D’où vient le déficit du cégep Gérald-Godin?

Christian Roy: «Une grande partie de notre déficit venait des coupures gouvernementales et aussi des normes de la réforme comptable. Bref, de phénomènes qui sont hors de notre contrôle. Pas de notre gestion. C’est pour cela que nous avons répliqué si intensivement contre la mesure de compression, parce qu’elle se rajoutait à ces compressions antérieures là».  

2) Pourquoi le collège était le seul cégep à Montréal à s’opposer aux coupures dans son budget de fonctionnement?

CR : «Il y avait trois cégeps dans le réseau qui était en situation de déficit budgétaire. À l’origine des dernières coupures qui venaient du Conseil du trésor, le ministère de l’Éducation voulait aller chercher de l’argent dans les cégeps qui avaient accumulé des surplus au cours des dernières années. C’est illégal de garder des surplus, le gouvernement s’est dit, je vais aller chercher les surplus que normalement ne devrait pas garder un cégep. Dans l’ensemble, les cégeps se sont opposés, et ont dit de reporter le tout dans les budgets de fonctionnement. Le gouvernement a répondu que si les cégeps allaient dans cette voie, il pouvait être d’accord, mais ne devait pas demander aux trois cégeps en déficit de contribuer, car ils n’ont pas de surplus… Le gouvernement se plaçait lui-même un peu contre sa loi. Vous avez un déficit et on augmente votre déficit. Il y avait un problème légal. Côté gestion, ça ne tient pas la route. On a dit : donne-nous les moyens de compenser si vous continuez dans cette voie-là»

3) Où se seraient fait sentir les coupures s’ils avaient été appliqués?

CR : «Dans les services aux étudiants. Avec l’entente, c’est ce qu’on ne fera pas. On a eu l’assurance que le cégep était là pour rester».  

4) C’est quoi l’entente?

CR : «L’entente de principe n’est pas publique. La rencontre a permis d’identifier des pistes de solutions pour assurer la pérennité du cégep».

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