Ouest-de-l’Île

Roxboro: Des enfants intimidés par un déficient intellectuel

Photo: Archives/TC Media

Une enquête a été ouverte par le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) à la suite d’une plainte déposée le 6 octobre par une résidente de la 5e avenue Nord à Roxboro, qui clame que son fils de huit ans et un de ses amis auraient été intimidés par un homme atteint d’une déficience intellectuelle habitant dans une résidence supervisée de Roxboro.

La plaignante, France Maxant, qui n’était pas sur les lieux lors de l’incident, affirme que la tentative de «voies de fait» se serait produite le 2 octobre un peu avant 17h, alors que son fils jouait sur la rue.

Celle-ci avance qu’un homme de race noire, dont l’âge demeure inconnu, se serait précipité vers son garçon. Le fils de Mme Maxant aurait essayé de parler à l’individu atteint de déficience intellectuelle, mais aurait été forcé de prendre la fuite.

«Quand il a vu que le gars ne ralentissait pas, mon fils s’est tourné pour se sauver. L’homme a tenté de lui asséner des coups de poing. Heureusement, mon fils a été plus vite que lui. Quand il n’a pas réussi à l’attraper, il a tenté de s’en prendre au petit voisin. Lui aussi a réussi à se sauver», raconte Mme Maxant.

Selon les dires des enfants impliqués, l’intervenante qui accompagnait l’individu aurait été incapable de le contrôler.

Réaction du CIUSSS
La maison d’hébergement située au 11, 5e avenue Nord, est sous la responsabilité du Centre intégré universitaire de services de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

Tout en mentionnant qu’il ne disposait peut-être pas de toute l’information, le directeur adjoint des services en milieu de vie substitut, Carl Simard, a indiqué le 13 octobre qu’il n’y avait pas eu «d’évènement-choc» entre un patient de la résidence et un enfant du quartier en date du 2 octobre.

Il a cependant admis qu’un patient accompagné d’une intervenante est allé prendre une marche dans le quartier et qu’un groupe d’enfants se serait réuni près d’eux.

«Tout s’est bien passé. Peut-être qu’un enfant a été un peu plus impressionné par un des usagers, raconte M. Simard. C’est sûr que les résidents peuvent être parfois malhabiles dans leur façon d’entrer en relation, mais il n’y a pas eu de toucher».

Ayant appris le 15 octobre qu’une enquête de police était en cours, M. Simard n’a pas souhaité commenter à nouveau la situation.

L’agent sociocommunautaire du poste de quartier 3 Daniel Maheu a confirmé qu’une enquête a été ouverte. «On ne sait pas si des accusations vont être portées. Par expérience, ça va être un petit peu difficile surtout si les gens sont atteints de problèmes de santé mentale ou de déficits physiques. Des fois, c’est difficile d’accuser les gens», a-t-il indiqué.

Autre incident
Ce n’est pas la première fois qu’un incident impliquant des patients de la résidence à assistance continue se produit à Roxboro depuis que la résidence y a élu domicile en août 2014.
De cinq à six patients y résident en permanence et il y a toujours au moins deux responsables sur place pour effectuer une surveillance selon le CIUSSS.

Un couple de retraités de l’avenue avait eu toute une surprise le 31 juillet dernier alors qu’un patient de la résidence atteint d’autisme s’est introduit nu dans leur demeure pour y prendre une douche.

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