«Dans la lenteur des nuits»
Et maintenant, Katia Lemieux écrit. Elle peint aussi. C’est ainsi qu’elle trouve son équilibre. « J’ai toujours eu la passion d’écrire que ce soit pour le théâtre, le cinéma ou la littérature. Les arts visuels sont un autre mode d’expression qui complète cette passion. » La couverture de son livre est une de ses œuvres.
Selon Katia Lemieux, peindre, sculpter, réaliser une installation sont des modes qui s’adressent à l’artiste, alors que « l’écriture, c’est un dire qui s’adresse aux autres. La peinture, l’art visuel m’est plus lyrique. L’écriture exige une rigueur. »
« J’ai besoin de solitude pour créer. Je suis une »workcoolique », mais je refuse la vitesse. Écrire, c’est inviter le lecteur à faire une pause. Je voulais écrire une histoire comme j’aurais aimé qu’on me la lise. Je voulais donc offrir aux lecteurs un bon moment. Ce roman, je travaille dessus depuis deux ans et demi, une longue période pendant laquelle, les personnages nous mènent et nous hantent. »
Un roman psychologique
Ils se sont connus autrefois. Lila renoue avec Simon, son amour de jeunesse. Ils se retrouvent alors que la vie a passé. Leur relation amoureuse est une quête, un besoin de rédemption pour une histoire, un rêve qu’ils n’ont pas vécu. Or, tout rêve en suspens doit connaître sa finalité. Auront-ils une seconde chance ?
Katia Lemieux souligne l’importance de la nature dans son roman parce qu’elle ajoute une fibre sous-jacente à la dimension sensuelle de la trame du récit. « L’eau, la forêt, l’océan, ce sont des personnages essentiels et omniprésents autour desquels s’articule cette histoire. »
« Dans la lenteur des nuits est un roman psychologique ! Il raconte à la première personne une relation amoureuse vue et vécue, mais selon deux personnages, deux regards portés sur une situation où la maturité aura son mot à dire », explique l’auteure.
Ces deux voix narratives mettent en abîme les paradoxes, les croisements, les parallèles de cette relation. Ce que Katia Lemieux appelle « les émotions, les sentiments, les dérapages. Selon moi, la fusion amoureuse a quelque chose de très noble, spirituel, quasi mystique… »
Dans la lenteur des nuits, de Katia Lemieux
Éditions Sémaphore (2011 – 143 pages)