Académie de danse d’Outremont: un 25e anniversaire dans l’incertitude
L’Académie de danse d’Outremont pourrait être forcée de se trouver de nouveaux locaux après 25 ans de services au sein de l’arrondissement. Depuis décembre 2014, l’organisme est coincé dans des dédales administratifs qui l’empêchent de renouveler son bail.
«J’ai passé une année vraiment horrible, indique Irène Galesso, cofondatrice de l’école de danse. Mon équipe et moi avons une multitude de projets pour l’Académie, et on se retrouve bloqué. Ça me fait beaucoup de peine.»
L’Académie de danse d’Outremont a été fondée en 1988, à la suite d’un projet pilote de l’arrondissement qui souhaitait diversifier son offre d’activités physiques et culturelles. En 2006, des locaux adaptés spécialement pour la danse ont été aménagés dans l’immeuble du Centre communautaire intergénérationnel (CCI), sur l’avenue McEachran.
L’école doit actuellement partager ses locaux de manière sporadique avec quatre cours offerts par le CCI. Toutefois, la direction aimerait en avoir l’usage exclusif afin de pouvoir mettre en place de nouveaux projets, tel qu’un programme sports-études.
L’année dernière, le délai entre le début des négociations et la signature du contrat s’est étiré sur près de 10 mois. La situation semble encore incertaine cette année.
«Je comprends que c’est important de rentabiliser les locaux, mais je ne vois pas où le bât blesse. Nous remplissons notre mission. Nous sommes respectueux des lieux et nous ne nécessitons aucun financement et aucune gestion administrative», ajoute Mme Galesso.
L’Académie rapporte annuellement 15 000$ à l’arrondissement et dessert plus de 350 élèves de tous âges.
Une fierté pour Outremont
Lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement le 7 mars, les élues d’Outremont se sont dites très fières de l’apport de l’école de danse.
«Il me fera un grand plaisir de m’asseoir à une table avec vous et les partenaires du CCI. Je n’ai aucun doute que nous parviendrons à une entente», a affirmé la conseillère Jacqueline Gremaud.
Mme Galesso est très heureuse de cette ouverture du conseil. «Ceci dit, l’entente n’est pas signée. Ce serait ridicule de fermer tout bêtement, soutient-elle. Je sais que tout peut se régler, mais j’aimerais poursuivre un partenariat sain, qui va de l’avant, et ce, à long terme.»
La direction du CCI a refusé les demandes d’entrevue de TC Media, jugeant qu’il était prématuré de se prononcer sur le sujet.