Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est

La mise en service du centre de biométhanisation est repoussée

inside of a composting container Photo: Josep Curto/123RF

En raison de retards provoqués par la pandémie, la Ville de Montréal repousse à 2023 la mise en service complète du centre de biométhanisation de Montréal-Est. De plus, les dépenses incidentes pour ce projet augmentent de 2,3 M$ en raison d’imprévus.

Situé sur le terrain de l’ancienne carrière Demix, le projet de centre de biométhanisation devra traiter annuellement 60 000 tonnes de matières organiques.

La mise en service du centre devait être terminée en 2022. Or, elle devrait plutôt « s’achever au début de 2023 », explique par courriel Karla Duval, relationniste à la Ville de Montréal.

Les retards s’expliquent notamment «par des ralentissements de la conception causés par les difficultés de l’organisation du travail au début de la pandémie» en plus de certains «bouleversements des chaînes d’approvisionnement».

La conception du site s’est amorcée à l’automne 2019. En date du 31 juillet 2021, environ 1% des travaux de construction est terminé, selon un document de la Ville. Les travaux de conception sont à 98% exécutés.  Les travaux de démolition et de décontamination sont entièrement réalisés.

Le projet du centre a été octroyé à SUEZ le 26 août 2019.

Dépassement de 2,3 M$

Des imprévus ont également fait augmenter les coûts incidents autorisés au projet. Conséquemment, la Ville a demandé un transfert de 2,3 M$ des dépenses contingentes aux dépenses incidentes.

Dans un document de la Ville, on explique que la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a demandé à la Ville de Montréal de devenir maître d’œuvre du projet à la suite d’un accident de travail survenu lors des travaux réalisés par Énergir pour raccorder le site à leur conduite de gaz. La Ville fournit donc un programme de prévention général et un agent de prévention représentant du maître d’oeuvre sur le site; une dépense de 900 000$ «jugée nécessaire» dans le cadre des travaux.

Le contrôle de chantier, qui est assuré par une firme externe, aurait engagé des dépenses additionnelles d’un peu plus de 1 M$. Les besoins n’auraient pas été évalués adéquatement dès le départ «pour des projets de cette envergure».

Alimentation électrique et télécoms

Des dépenses supplémentaires de 168 000$ sont également destinées à la construction d’une nouvelle ligne, aux réseaux informatiques et aux télécommunications.

Par courriel, la Ville ajoute que des travaux de raccordement réalisés par Hydro-Québec et aux systèmes informatiques sont «urgents et ne peuvent pas attendre» sous risque de retarder le projet.

Bien que ce raccordement fût planifié, il s’avérerait «plus complexe» que prévu.

«Pas de dépassement des coûts totaux»

Malgré ces imprévus de 2,3 M$, la Ville soutient qu’«il n’y a aucun dépassement de coûts totaux du projet».

«Un montant pour les imprévus était déjà prévu au budget total de ce projet. La dépense totale reste donc la même pour le projet», indique Karla Duval.

Le projet a été évalué à 167 M$, dont 129,8 M$ dédiés à la conception et à la construction.

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