Des citoyens s’opposent à l’ajout de trottoirs près d’une école
En effet, une pétition signée par 17 résidents de la rue Bureau entre la 96e Avenue et l’école René-Pelletier, demande le « statu quo » de la configuration et de l’aménagement de la rue en question.
« Ça fait plus de 30 ans que j’habite ici et jamais je n’ai été témoin d’un accident parce que nous n’avions pas de trottoir, signale Antonio Cianci, instigateur de la pétition. La mairesse [Chantal Rouleau] nous avait promis qu’elle nous consulterait et jusqu’à maintenant, elle n’a pas cherché à entrer en contact avec nous. »
Une déclaration que conteste Mme Rouleau qui soutient qu’elle et le conseiller Richard Guay ont rencontré les citoyens du secteur à plusieurs reprises.
« Nous sommes allés au moins trois fois l’année dernière, dit-elle. La première chose que nous avons proposée a été l’implantation de blocs de béton pour sécuriser le passage piéton, après nous avons pensé aux trottoirs. »
M. Cianci indique que l’ajout des trottoirs nuirait à l’embellissement du quartier et qu’il altèrerait de façon négative l’apparence des maisons du secteur.
« La rue est déjà assez étroite ici, comment ils vont faire s’ils rajoutent des trottoirs en plus? Ça fait des années qu’on se plaint parce qu’il y a des échanges de drogue qui se font au coin de la rue et rien ne se fait. Maintenant, parce que quelqu’un trouve que c’est dangereux, ils mettent la rue à l’envers? C’est inacceptable. »
La sécurité avant tout
La mairesse signale que la priorité de l’arrondissement est celle d’offrir un environnement sécuritaire aux enfants qui passent par la rue Bureau pour se rendre à l’école.
« Les enfants sont obligés de marcher sur la rue en même temps que les autobus et les voitures à l’heure de pointe, c’est très dangereux. Nous voulons ajouter des trottoirs là où il n’y en a pas pour protéger les piétons, ce sont des projets qui sont déjà dans notre planification pour cette année. »
Les projets qui commenceront ce printemps devraient être complétés en l’espace de quelques semaines.
« Il ne faut pas attendre qu’un accident se produise pour faire quelque chose, insiste M. Guay. Nous sommes proactifs dans ce dossier. C’est un projet qui va améliorer l’environnement urbain et qui augmentera la valeur marchande des maisons du secteur. »
En ce qui concerne la présence de vendeurs de substances illicites, la mairesse a rappelé qu’un plan de sécurité a été mis de l’avant avec l’aide du commandant Denis Carignan, du poste de quartier 49.
« Nous sommes conscients qu’il s’agit d’une zone vulnérable, mais les patrouilleurs sont là souvent. Les gens ne les reconnaissent peut-être pas parce qu’ils surveillent le secteur en « voiture fantôme », mais ils sont là. L’arrivée de la Plage de l’Est va également aider dans ce dossier », conclut la mairesse.