L'hiver et la glace; la crainte des personnes âgées
L’arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles peut se féliciter de la rapidité de son déneigement. En effet, durant les tempêtes de neige de fin d’année, Rivière-des-Prairies a été parmi les premiers arrondissements à avoir été déneigés.
« Depuis l’année dernière, on a augmenté de 2 à 12 % la quantité de neige soufflée sur les terrains vagues de la Ville, ce qui coûte moins cher et permet d’être plus rapide. Avant, toute la neige était ramassée par camion. Après les tempêtes comme on avait déneigé rapidement, avec le redoux, les quelques centimètres de neige qui sont tombés ont fondu puis regelé, ce qui a rendu les trottoirs glissants. Mais c’est circonstanciel », évoque Mathieu Campion, l’attaché politique de la mairesse Chantal Rouleau.
Pour la période du 1er novembre 2013 au 14 janvier 2014, l’arrondissement a reçu 503 demandes concernant des trottoirs ou des chaussées glissantes. Ainsi, 129 demandes pour les opérations de déneigement rues et trottoirs; 222 pour des chaussées glissantes et 125 pour des trottoirs glissants.
Selon un document rédigé par le ministère de la Santé et des Services sociaux, en 2008, les chutes sur la glace et la neige représentaient 17% des chutes des personnes âgées. Au Québec en 2008, on a dénombré 40 000 personnes âgées qui sont tombées. Les chutes peuvent survenir à toute saison, mais elles sont principalement dues à des glissades sur des surfaces glacées.
En hiver, ce sont les chutes sur la glace ou la neige qui représentent la cause la plus fréquente selon l’enquête du ministère de la Santé et des Services sociaux. Toujours selon la même recherche, en 2004, les dépenses totales, directes et indirectes, liées aux chutes chez les personnes de 65 ans et plus s’élevaient à près de 370 M.$ au Québec.
Pour éviter des glissades sur les trottoirs l’hiver, et assurer la sécurité des citoyens, particulièrement des personnes âgées, l’arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles développe un plan prioritaire de déneigement privilégiant les endroits les plus fréquentés.
« On a un plan d’intervention régulier qui priorise les endroits populeux comme les centres de la petite enfance, les résidences de personnes âgées, les CLSC. Là où les personnes sont plus susceptibles de tomber.
C’est sûr que l’on ne peut pas avoir un inspecteur à chaque coin de rue, alors on invite les gens à composer le 311 quand il y a des problématiques particulières ou quand les trottoirs sont glissants, pour tenter de prioriser ces secteurs dangereux », explique M. Campion