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Les pianos publics de Montréal au diapason

Une vingtaine de pianos publics, dont celui de la maison de la culture de Pointe-aux-Trembles, ont vibré simultanément à Montréal le 20 août dernier à l’air de « Tout le monde en même temps », de Louis-Jean Cormier.

Le projet né d’une rencontre au printemps dernier entre les différents arrondissements intéressés par l’initiative des pianos publics, a attiré des citoyens d’un peu partout à travers l’île.

« On échangeait sur les possibilités du projet et quelqu’un a lancé cette idée. Notre accordeur de pianos a demandé à l’auteur-compositeur-interprète Louis-Jean Cormier les droits de sa chanson et de jouer pour nous, il y a quelques semaines. C’est comme ça que ça s’est concrétisé », explique la chargée de communications de l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal, Geneviève Allard.

Malheureusement, l’horaire de M. Cormier ne lui permettait pas de se produire, lors de l’évènement, mais il a accepté de céder les droits de sa chanson.

« On dit souvent que Montréal est la ville aux mille clochers. Dans cet esprit, nous voulons qu’elle soit aussi la ville aux mille pianos, résonnant en même temps, même si, c’est évidemment une exagération », indique Mme Allard.

Dans cette optique, les arrondissements de Rosemont–La Petite Patrie, Rivières-des-Prairies–Pointes-aux-Trembles, Outremont, Ville-Marie, Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce, Sud-Ouest, Saint-Laurent et Pierrefonds-Roxboro ont participé à l’évènement panmontréalais.

Le piano de grand-maman

Après « Tout le monde en même temps », les divers musiciens ont offert un concert, d’une trentaine de minutes aux citoyens présents.

À Pointe-aux-Trembles, l’artiste Ghislaine Giroux a interpreté des pièces classiques inspirées du cinéma muet d’antan.

« Je suis très contente qu’on m’aie proposé de venir jouer aujourd’hui, explique Mme Giroux. Je vais faire comme faisaient un peu nos grands-mères dans le temps quand elles jouaient dans le salon pour des occasions spéciales. »

La musicienne qui joue du piano depuis environ une cinquantaine d’années indique que malgré toute son expérience, elle a eu de la difficulté à bien maîtriser la pièce de Luis-Jean Cormier.

« Habituellement, je ne joue pas de la musique populaire, alors ça a été un défi pour moi de jouer une chanson que je ne connaissais pas et dont je n’avais pas les notes, mais ça s’est bien passé et j’ai eu du fun avec les gens.»

Plusieurs élus de l’arrondissement étaient présents lors de l’événement, dont les conseillers Nathalie Pierre-Antoine, Gilles Déziel, Suzanne Décarie et la mairesse Chantal Rouleau.

« Les pianos publics gagnent de plus en plus de popularité non seulement à l’arrondissement mais partout à Montréal, indique Mme Rouleau. Ce que nous avons vu aujourd’hui est fantastique. J’encourage des initiatives comme celle-ci et j’espère que ça va se repéter. »

Julie Jacob, agente culturelle à la maison de la culture de Pointe-aux-Trembles raconte que depuis l’arrivée des pianos publics une nouvelle ambiance regne à Montréal.

« Lorsque quelqu’un joue, les gens s’arrêtent et écoutent, dit-elle. Grâce à ça j’ai pu découvrir le talent de gens de mon entourage et ça doit être aussi le cas de plusieurs personnes à l’arrondissement », conclut-elle.

 

Texte écrit en collaboration avec Catherine Bouchard

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