Du transport scolaire vers Saint-Laurent pour des enfants de PAT
Rappelons le cas de Kevin Paquette, un élève de Pointe-aux-Trembles qui devait « endurer » environ trois heures de transport en commun par jour pour se rendre à son école.
« Je trouve cette situation insupportable et inacceptable, avait alors exprimé la mère de l’enfant, Chantal Vinet. Je ne peux pas concevoir qu’on laisse des enfants ayant des difficultés d’apprentissage et d’attention se promener tout seul dans une ville aussi grande et achalandée que Montréal. »
Quelques mois après la diffusion de l’article qui avait paru dans L’Avenir de l’est, un sondage a été mené auprès des parents concernés.
« Nous avons sondé les parents pour voir s’il y avait suffisamment de gens intéressés, explique Christiane St-Onge, directrice des communications à la CSPÎ. Nous avons alors décidé exceptionnellement d’offrir ce service aux enfants allant à cette école de l’ouest de Montréal. »
Au total, quatre arrêts ont été proposés aux parents, dont deux dans le quartier de Pointe-aux-Trembles.
Une proposition qui n’a pas plu à Mme Vinet. Elle a d’ailleurs décliné l’offre proposée par la CSPÎ.
« L’arrêt est à l’intersection de la rue Forsyth et de la 32e Avenue, mais nous habitons sur la 24e Avenue. C’est environ 2 km que mon garçon doit marcher à la noirceur le matin, c’est trop dangereux, écrit-elle dans un courriel adressé au journal. Ça n’a pas de bon sens, je dois payer et l’autobus ne viendra même pas le chercher au coin de ma rue. C’est inacceptable. »
Pour sa part, Mme St-Onge précise que le service proposé « n’est pas un service de taxi » et que plusieurs parents ont fait des compromis.
Au total, 12 enfants sur 30 bénéficieront de la navette qui parcourra aussi les quartiers Rivière-des-Prairies et Saint-Léonard.