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Un Prairivois publie un livre… en ligne!

Leduc-Frenette Samuel - TC Media
Roger Cimon, alias Yves Cyr, a publié un premier roman autobiographique sur son site Internet le 13 septembre dernier. L’Informateur s’est entretenu avec cet homme qui se décrit lui-même comme un « penseur et un aventurier » très créatif.

Son livre, dont le titre est En seulence beyond all limits, traite en grande partie de sa vie personnelle. « Moi, je me suis dit que, tant qu’à commencer, pourquoi ne pas raconter une histoire qui ressemble à la mienne », affirme M. Cyr.

Le personnage principal est Norm. « Il a fait une étonnante découverte en physique et espère qu’il va pouvoir enfin sortir de la zone des exclus, décrit l’auteur de 52 ans. Mais on s’en doute, les obstacles seront nombreux sur le chemin menant à la réussite. »

Les thèmes que l’on y retrouve sont axés sur le combat quotidien de la vie, de la marginalité, de cette vie frénétique que l’on retrouve tout particulièrement au centre-ville. La cadence de son écriture est, selon ses dires, rythmée par la musique techno qu’il écoute lorsqu’il rédige.

« Ma période au centre-ville m’a beaucoup inspiré. J’ai rencontré beaucoup de gens, dit celui qui a habité au coin de la rue Saint-Denis et du boulevard René-Lévesque une douzaine d’années. C’est un milieu stimulant. »

Ses inspirations sont diverses. Si l’écrivain français Pierre Rey (Le Grec) est un modèle pour lui, les Québécois Michel Tremblay et Yves Thériault ont aussi influencé son écriture.

Il a terminé son roman en 2011. « C’était un vieux rêve. J’ai recommencé quatre fois, dit-il. Je peux vraiment dire que je suis content de ce que j’ai écrit, car ça m’a pris 10 ans. La marche est haute entre le moment où on décide d’écrire et le moment de publier. »

S’il a décidé d’offrir son livre en version intégrale sur Internet, c’est en grande partie parce qu’il n’a pas réussi à accrocher l’un des 27 éditeurs qu’il a abordé. « C’est très rare qu’on va publier un nouvel auteur chez un éditeur bien établi », fait-il remarquer, lui qui a choisi d’opter pour un pseudonyme parce que « ça fait artiste ».

Une seule maison d’édition s’est intéressée sérieusement à son roman. Basée à Ottawa, celle-ci a toutefois fait faillite avant de mener le projet à terme. Il espère aujourd’hui se faire connaître sur la toile avant de pouvoir vendre un second ouvrage en format papier.

De la science à l’écriture

Originaire de Québec, M. Cimon a grandi dans le nord de Montréal. Bien qu’il ait eu du succès à l’école secondaire, il ne se destinait pas pour de grandes études. Il a donc accumulé les petits boulots pendant 12 ans avant de revenir sur les bancs d’école. Mais pour très peu de temps.

« Je suis revenu et je suis allé faire une première année d’études collégiales au cégep de Rosemont », indique-t-il. Étudiant en psychologie, il décide de tout abandonner en raison de la longueur des études qui l’attendent. Il retourne donc à ses petits boulots.

« J’ai été surtout peintre en bâtiment. Mais j’ai aussi travaillé sur les taxis. J’ai fait des tas d’emplois. J’ai aussi travaillé sur les chemins de fer. Ce sont toutes des expériences qui t’apprennent des choses.

« J’étais mal à l’aise dans mes emplois. […] Moi je suis un mélange de penseur et d’aventurier. Mais je ne le savais pas quand j’étais jeune », mentionne-t-il. Il dit s’être véritablement découvert vers la fin des années 1980. Son objectif personnel est devenu dès lors de vivre sa « vie de penseur et de créateur ».

« J’aime à peu près tout ce qui se produit comme connaissance. » Autodidacte, il commence à s’intéresser à tout, mais plus spécifiquement aux sciences.

Il prétend même avoir fait une importante découverte en physique. Toutes les revues scientifiques francophones à qui il a envoyé son mémoire ont cependant refusé d’accorder du crédit à ce qu’il avance. Selon lui, c’est parce qu’il n’est pas un scientifique « patenté » qu’on ne le prend pas au sérieux.

Mais qu’à cela ne tienne, il a vulgarisé sa théorie dans une section de son livre contenue entre les chapitres trois et quatre.

Son intérêt pour la connaissance en général l’a aussi mené vers l’étude de la grammaire. « J’ai poussé plus loin l’étude de la langue française en étudiant les livres de grammaire, en lisant et analysant le dictionnaire », mentionne-t-il.

Cela lui a été bénéfique, puisqu’il est aujourd’hui devenu auteur. « Si on veut se lancer dans la littérature, il faut bien connaître la langue », souligne-t-il enfin.

Le livre de M. Cyr est disponible à l’adresse suivante : yvescyrenligne.jimdo.fr.

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