Quelles sont vos solutions pour régler le conflit étudiant?
Marc Boulerice, Parti québécois
Le conflit étudiant a commencé avec la hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement libéral. Il s’est envenimé avec le refus de Jean Charest d’écouter les étudiants et de négocier avec eux. Et il s’est empiré davantage avec l’adoption de la loi 12 (projet de loi 78) qui voulait brimer les libertés d’expression et d’association.
Nous avons des solutions pour régler le conflit. Si nous remportons la prochaine élection, nous nous engageons à annuler la hausse de 82% décrétée par le gouvernement libéral ainsi que la loi 12.
Ensuite, nous tiendrons un sommet sur l’enseignement supérieur, où les étudiants détiendront le tiers des sièges. Ce sommet portera sur le financement et la gestion des universités, l’accessibilité aux études, l’endettement des étudiants, la qualité de l’enseignement et de la recherche ainsi que les droits de scolarité incluant les frais afférents.
Domenico Cavaliere, Coalition avenir Québec
Avant même que ne débute la campagne électorale, la Coalition Avenir Québec dévoilait son approche pour un retour en classe paisible après la tumultueuse crise étudiante.Notre gouvernement amendera les aspects de la Loi 78 encadrant le droit de manifester. Nous proposons également de réduire les hausses prévues des frais de scolarité de 254$ par an sur 7 ans à 200$ par an pour cinq ans.
Un gel des frais de scolarité ou la gratuité ne sont pas acceptables. La Coalition veut redonner au système universitaire québécois les moyens de maintenir et renforcer sa tradition d’excellence, tout en maintenant le principe de l’accessibilité aux études universitaires. N’oubliez pas que la CAQ a toujours travaillé à trouver une résolution paisible à la crise.
Marc Tanguay, Parti libéral du Québec
Comme société, nous avons tout à gagner à valoriser l’éducation. Un jeune qui complète une formation professionnelle ou universitaire s’outille non seulement pour le marché du travail, mais acquière des connaissances et des compétences qui lui seront utiles pour le reste de sa vie.
Si l’on souhaite que nos universités brillent parmi les meilleures, elles doivent être suffisamment financées. L’État doit faire sa part et les étudiants doivent également assumer leur juste part. La position du Parti libéral du Québec va en ce sens: nous proposons de ramener les frais de scolarité au même niveau qu’en 1968, en tenant compte de l’inflation.
La solution à l’impasse actuelle passe par la communication. Nous avons proposé plusieurs scénarios, qui ont été rejetés par certains étudiants, qui refusent d’assumer toute hausse. La hausse graduelle des frais de scolarité demeure juste et raisonnable.
Christine Filiatrault, Québec solidaire
Les étudiant(e)s réagissent à une hausse sans précédent des frais de scolarité qui limiteront l’accessibilité aux études supérieures. Au lieu de négocier avec les regroupements d’associations étudiantes, le gouvernement libéral a choisi de plonger le Québec dans une crise politique avec la Loi 12 (projet de loi 78).
La population s’est tenue debout devant cette loi qui est tout sauf démocratique, en faisant résonner des casseroles dans tous les coins du Québec et même au-delà de nos frontières. C’est aussi debout qu’elle ira aux urnes pour souligner son désaccord
Notre parti est le seul qui a toujours tenu la même ligne depuis le début du conflit et par respect pour la démocratie étudiante, nous sommes descendus dans la rue avec eux.
L’éducation doit être un droit pour tous et non pas seulement pour ceux qui en ont les moyens financiers ou qui doivent s’endetter pour de nombreuses années.
Maxime St-Arnault, Option nationale
Option nationale prévoit instaurer la gratuité scolaire balisée pour un parcours normal de la maternelle au doctorat. Alors que le gouvernement libéral a fait le choix de braquer la population québécoise contre sa jeunesse qui se révolte face à une mesure prise sans la moindre étude d’impact préalable quant à ses effets sur la fréquentation scolaire, Option nationale miserait sur la société du savoir et l’équité intergénérationnelle. Je rappelle en effet que la hausse des frais de scolarité ferait payer doublement leur éducation aux étudiants d’aujourd’hui comparativement aux générations précédentes par la hausse des tarifs maintenant et l’impôt par la suite. Je souligne également que la gratuité scolaire est une mesure économiquement rentable puisque les coûts de l’éducation à l’État québécois sont remboursés par les impôts payés par les gens plus scolarisés qui gagnent généralement un salaire plus élevé.