Les légumes bios, une demande réelle?
Pour Mélanie Tardif, coordonnatrice à l’Éco de la Pointe-aux-Prairies, il ne fait aucun doute que ce service va plaire à une partie de la communauté.
« On voit qu’il y a un intérêt et on veut aller plus loin là-dedans, affirme-t-elle. Ça brasse beaucoup à Montréal en lien avec l’agriculture urbaine. »
L’arrivée de paniers bios pourra même créer de saines habitudes alimentaires chez les consommateurs. « Peut-être que ça va inciter davantage [de gens à faire des jardins] dans leur cour », mentionne-t-elle.
Du côté de l’organisme écologiste Équiterre, il n’est pas possible d’avoir une vision d’ensemble des besoins des Prairivois en matière de produits biologiques.
« On n’a pas la capacité de faire des études de marché », souligne Isabelle Joncas, chargée de projet pour l’Agriculture soutenue par la communauté, le programme qui fait la liaison entre les maraîchers biologiques et les consommateurs.
Elle croit toutefois que la demande de paniers bios n’est pas naturelle chez ces derniers, et qu’elle doit donc être créée de toutes pièces. Pour que cela se fasse, une telle initiative doit être publicisée.
Elle estime que 11 000 paniers seront distribués cette année à Montréal. Ils atterriront dans l’assiette de 35 000 personnes.