Gestion des déchets : une autre étape franchie
La décision a été prise lors du conseil municipal de la Ville de Montréal, le 21 août dernier. La journée précédente, lors du même conseil, les élus ont d’ailleurs désigné un nouveau lieu pour accueillir le CTMO du secteur ouest. Ce site est situé au 9091, boulevard Henri-Bourassa, dans l’arrondissement Saint-Laurent. Cette décision pourrait être cruciale pour le respect de l’équité territoriale, un enjeu majeur de ce dossier.
Rappelons que le projet initial prévoyait la construction de quatre CTMO répartis sur le territoire de l’île, soit celui de l’Est (Montréal-Est), celui du Nord (Saint-Michel), celui du Sud (LaSalle) et celui de l’Ouest (Dorval). Or, en décembre 2011, la porte-parole de l’Aéroport de Montréal (ADM) avait affirmé à l’Avenir de l’Est que la Ville avait été informée en août 2011 du refus catégorique de voir l’implantation d’un tel centre à proximité de ses pistes.
La Ville avait pourtant fait fi de ce refus en confiant à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) le mandant d’évaluer les quatre sites pour l’implantation des CTMO. Questionné sur le sujet en décembre, le responsable du développement durable à la Ville de Montréal, Alan DeSousa, avait alors nié que le site de Dorval devrait être écarté.
Plusieurs intervenants s’étaient alors inquiétés que le principe d’équité territoriale ne soit pas respecté et que seuls les CTMO de l’Est et du Nord voient le jour. De son côté l’Opposition officielle avait demandé des garanties quant au développement des quatre sites.
L’adoption de la réserve sur le site de Saint-Laurent aurait pu confondre les sceptiques puisque cette mesure permet à la Ville de « poursuivre les démarches en vue d’acquérir ce site de gré à gré ou par expropriation ». Mais l’équité territoriale n’est pas garantie puisqu’une clause de la décision précise que « [la Ville] pourra également abandonner la réserve si l’analyse révèle que le site ne convient pas ».
Une clause qui inquiète la conseillère municipale, membre de Vision Montréal, Caroline Bourgeois. « Il faut être conséquent. Ce soir [20 août], on adopte une réserve sur un site où l’on affirme que peut-être des études seront faites et on évaluera… il sera possible d’abandonner la réserve si l’analyse ne convient pas, mais en même temps, on nous demande déjà d’adopter, pour deux sites [Montréal-Est et LaSalle] où on n’a aucune garanti que le site de l’Ouest va convenir. »
De son côté, M. DeSousa s’est voulu rassurant en affirmant que la clause d’abandon de la réserve était plutôt une formalité habituelle dans les cas de désignation de terrain en tant que réserves. Il a d’ailleurs affirmé qu’une « fois que la consultation sera finie, comme dans le cas des sites de l’Est et du Sud, si on découvre que rien ne l’empêche et que les recommandations sont favorables, on ira de l’avant ».
Pour tout savoir sur ce projet…