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Reflets de famille

Bousquet-Richard Simon - TC Media
L’événement de clôture de la première année de l’organisme le Pignon de l’Est s’est tenu le mois dernier. Cette foire communautaire a connu un franc succès, mais l’organisme ne s’assoit pas sur ses lauriers et présente déjà son programme pour l’année à venir.

Recrutement et sensibilisation sont les deux mots d’ordre du projet 2, dont le thème est « Reflets de familles », de l’organisme Au Pignon de l’Est.

Cette nouvelle programmation culminera par la tenue d’un événement culturel, vers la fin de l’hiver, lors duquel sera présenté un outil de sensibilisation réalisé par des familles participantes. Pour chapeauter le projet, l’organisation recrutera sept personnes qui seront responsables de la réalisation du « vernissage » du document.

L’outil lui-même sera créé dans le cadre d’une dizaine d’activités de sensibilisation et d’action collective (groupe de discussion, café-causerie et atelier de réflexion), auxquels devrait prendre part une douzaine de familles, selon les attentes des organisateurs. Le Pignon veut attirer quelques familles à faible revenu, une demi-douzaine de familles monoparentales, « des mères comme des pères aussi, signale Mme Laporte. Et des familles “régulières” ».

Ainsi, le Pignon espère sensibiliser et valoriser le rôle de la famille dans la société par une démarche de réflexion collective sur les valeurs familiales et la reconnaissance des réalités sociales. Cela en permettant de briser l’isolement des participants et de leur permettre de se développer dans leur milieu.

Une branche du projet risque cependant d’occuper une place particulière en raison de sa popularité. Il s’agit de la cuisine collective. « Même si nous n’avons pas de place, puisque le Centre récréatif Édouard-Rivet (CRÉR) n’a pas de cuisine conforme, les participants veulent vraiment développer cette activité », explique Mme Laporte, qui évoque au passage les groupes d’achat, la popote roulante, etc. Selon elle, cette activité crée non seulement un sentiment de « solidarité, mais aussi une prise de conscience [chez les gens inscrits]. »

Jusqu’à maintenant, les cuisiniers se réunissent à tour de rôle dans la cuisine d’un participant puisque le Pignon n’a toujours pas pignon sur rue. Mme Laporte admet que le manque d’espace et d’outils approprié se fait sentir, mais elle voit difficilement comment ils pourraient trouver des locaux permanents au cours de la prochaine année. « Il faut évaluer les priorités et, des locaux, ça prend beaucoup d’argent, surtout pour la location », expose-t-elle. En attendant, une fois par semaine, la Ville fournit à l’organisme un local du CRÉR à faible coût.

Bien que les responsables du Pignon fassent déjà miroiter « Reflets de familles », celui-ci est toujours en attente de subvention. Or, ce projet devra être moins ambitieux que le précédent, car, si en 2012 le Pignon avait obtenu un financement de 56 465 $ du Fonds de lutte à la pauvreté, la subvention de 2013 risque plutôt de frôler les 26 650 $. C’est que Montréal-Est avait en quelque sorte cumulé des fonds dédiés à la lutte à la pauvreté en raison du démantèlement du Théatre des générations, organisme qui avait d’abord obtenu la subvention avant la création d’Au Pignon de l’Est. Le projet 2 ne s’étendra donc que sur 24 semaines.

La famille, un partenaire solidaire

La foire communautaire qui s’est tenue à la fin du mois de novembre a bouclé la boucle du projet 1, dont le thème était « la famille, un partenaire solidaire ». Ce dernier événement a attitré plus de 150 visiteurs et 22 bénévoles selon les organisateurs. Du moins, 150 assiettes de spaghetti ont été servies. « Nous avons réussi à recruter quelques bénévoles supplémentaires », se réjouit Mme Laporte.

« Les portes ouvertes se sont très bien passées, ajoute-t-elle. Ça nous a permis des rencontres plus concrètes avec les groupes qui s’occupent des familles. Il y avait beaucoup d’enfants, quelques élus de Montréal-Est, [la députée fédérale,] Ève Péclet, et l’attaché politique de [la députée provinciale,] Nicole Léger. Nous avons eu de bons commentaires. Nous songeons d’ailleurs à répéter l’expérience. »

L’activité avait comme objectif de faire connaître non seulement le Pignon, mais aussi les autres organismes et les services offerts dans le secteur. Grâce aux 13 kiosques d’information, les citoyens ont pu en apprendre plus sur ce que les organismes pouvaient leur offrir, mais également sur ce qu’eux peuvent offrir aux organismes. « Les outils du poste de quartier (PDQ 49) ont été très appréciés », souligne Mme Laporte.

Lors de l’événement, Meggie Massolet et Vicky Goupil ont reçu une mention d’honneur pour leur engagement dans le Pignon, c’est elles qui avaient conçu l’affiche des portes ouvertes.

Les résultats de la première année du Pignon de l’Est n’ont pas encore été officiellement dévoilés, mais Mme Laporte estime que son organisme a atteint une soixantaine de familles au cours de sa première année d’activités. « À la mi-étape, nous avions rejoint une trentaine de familles assidue, mais ç’a augmenté de presque le double, j’ai l’impression. » Bref, Au Pignon de l’Est peut dire mission accomplie pour l’année 2012.

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