Rivière-des-Prairies

Voie des bus sur Maurice-Duplessis : les élus d’Ensemble Montréal haussent le ton

Voie des bus sur Maurice-Duplessis : les élus d’Ensemble Montréal haussent le ton
Photo: Quentin Parisis - Informateur de Rivière-des-Prairies

Les quatre élus d’Ensemble Montréal ont exigé auprès de la mairesse et de la STM la mise en place immédiate la suspension partielle de la voie des bus sur le Boulevard Maurice-Duplessis.

 

Votée à l’unanimité par le Conseil d’arrondissement le 14 novembre dernier, la suspension de la voie des bus sur le boulevard Maurice-Duplessis, entre les rues André Dumas et Pierre-Baillargeon, n’est toujours pas effective et suscite de la tension au sein du Conseil municipal de Rivière-des-Prairies-Pointes-aux-Trembles.

Les quatre élus d’Ensemble Montréal, qui forment la majorité au sein du conseil malgré la présence de Caroline Bourgeois, de Projet Montréal, au poste de mairesse, «exigent l’application immédiate  de la zone de relâchement».

« Il n’est pas question que nous revenions sur notre décision prise lors du conseil du 14 novembre dernier», a affirmé Suzanne Décarie, conseillère municipale de Pointe-aux-Trembles et qui assumait l’intérim de la mairie lors de l’adoption de cette résolution en novembre 2018.

«C’est à madame Bourgeois de prendre sa responsabilité et de faire appliquer la décision du Conseil d’arrondissement», poursuit madame Décarie.

La STM, qui a réclamé 80 000$ pour mettre en place cette suspension partielle, souhaite désormais disposer de neuf mois supplémentaires pour continuer leurs études, mais ces arguments sont jugés  peu convaincants par madame Décarie et ses collègues Richard Guay, Gilles Deziel et Nathalie Pierre-Antoine. «Ils vont étudier quoi de plus exactement», s’interroge madame Décarie. «Il n’y  aucune raison valable d’autant que les bus n’iront pas plus vite, car la circulation ne pose pas de problème», ajoute-t-elle.

Le conseiller indépendant Giovanni Rapanà souhaite lui aussi «une mise en place rapide de la zone de relâchement» et ne se montre pas plus enthousiaste à l’idée de la STM de prolonger de neuf mois les essais. «Les problèmes seront les mêmes à l’issue de cette période», juge-t-il.

Interpellée par un citoyen à l’occasion de la séance du Conseil d’arrondissement, la mairesse Caroline Bourgeois a assuré que «pour sa part [elle était] favorable au maintien de la voie réservée pour mesurer vraiment les impacts», mais qu’elle comptait «respecter la décision du Conseil d’arrondissement».

Les élus d’Ensemble Montréal se sont réunis après la séance pour discuter de la proposition de la STM, qu’ils ont décidé de refuser. Ils ont fait connaître leur position à la mairesse et aux autres élus en fin d’après-midi, le  6 février.