Rivière-des-Prairies

Une arme à feu retrouvée dans un parc par un citoyen de RDP

Une arme à feu retrouvée dans un parc par un citoyen de RDP
Photo: Archives MétroLe SPVM s'explique mal les raisons de ce geste que la direction qualifie de «totalement gratuit», «inacceptable» et «intolérable».

Trois résidents de Rivière-des-Prairies interpellent les élus et le commandant du poste 45, après avoir trouvé une arme à feu le 4 juin dernier au parc Sainte-Marthe. Une situation « préoccupante », qui va mener à un renfort policier de deux groupes d’intervention du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM).

« Nous avons un gros problème sur Jacques-Rousseau et la 24e avenue, au parc Sainte-Marthe », a affirmé Alexandre*, qui a fait la découverte de l’objet, lors du conseil d’arrondissement du 2 juillet.

La situation deviendrait de « pire en pire », selon les trois voisins, dont l’un réside depuis une vingtaine d’années sur la 24e avenue. Un groupe d’individus « consommerait et vendrait de la drogue, tirerait des feux d’artifice jusqu’à parfois une heure du matin, se visant les uns et les autres », mais aussi maisons et voitures, ajoute Alexandre. L’avenue Jacques-Rousseau serait également utilisée pour rouler à vive allure et faire des courses, malgré les pots de fleurs installés par la mairie pour inciter au ralentissement.

Les perturbateurs auraient « de 16 à environ 30 ans, parfois même 5 ou 50 ans, viennent en voiture, à pied et font ce qu’ils veulent » au parc et dans la rue, soutient Alexandre. Les trois hommes affirment avoir appelé de nombreuses fois la police, mais cela ne changerait rien. « La semaine dernière, trois voitures de police sont venues, pour les faire partir, expliquent-ils. Ils ne sont pas partis, ils riaient de la police. Ils n’ont pas peur de la police ».

Au moment d’aller sous presses, il n’avait toutefois pas été possible d’obtenir une confirmation du nombre d’interventions ayant récemment eu lieu à cet endroit.

Augmentation de l’effectif policier

La situation est jugée « très préoccupante » par Caroline Bourgeois, mairesse de l’arrondissement, qui affirme être en contact avec Dany Marin, commandant du poste 45. Ce dernier a d’ailleurs entre les mains deux plaintes, déposées le matin même par deux des trois citoyens présents au conseil.

Le commandant a demandé à tous ses « officiers de [lui] fournir un compte-rendu des interventions tous les jours qui ont eu lieu dans ce parc », et a également demandé le soutien de deux groupes policiers du SPVM.

Le groupe Éclipse viendra supporter les policiers lors d’interventions « auprès de groupes criminalisés », explique le commandant Marin. Cette unité est habilitée à « reconnaître des individus déjà fichés » et à intervenir auprès d’eux de manière précise et efficace.

Les agents du Groupe d’intervention apporteront également du soutien au poste de quartier de Rivière-des-Prairies. Habitués des débordements, cette unité permet d’augmenter les effectifs policiers lors de certaines interventions.

Il a déjà eu par le passé des descentes policières sur la rue Jacques-Rousseau pour « mettre de l’ordre », selon la conseillère Nathalie Pierre-Antoine. Le commandant du poste 45 assure toutefois ne pas avoir « entendu nécessairement parler de ce problème-là dans les 2-3 dernières années ».

Dany Marin rappelle que, bien que la situation soit préoccupante « puisqu’il y a une arme qui a été retrouvée », les rassemblements dans les parcs sont communs durant la saison estivale.

« Cette année, ce qui vient complexifier nos affaires c’est la légalisation du cannabis, mais ça n’empêche pas qu’on a des règlements à faire respecter », affirme-t-il.

Au mois de mai, Caroline Bourgeois annonçait le lancement d’un projet-pilote de patrouille pour augmenter la sécurité dans les parcs de l’arrondissement.

 

*Il s’agit d’un nom fictif, le citoyen en question préférant ne pas être identifié dans les médias.